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Le CREDDHO poursuit sa lutte pour la cohabitation pacifique entre gestionnaires du parc des Virunga et populations riveraines !

En date 03 Mai 2017, au temple de l'eglise Anglicane à Kasabinyole en ville de Beni, vient de se dérouler, sous l'accompagnement du Centre de Recherche sur l'environnement, la Démocratie et les droits de l'homme, CREDDHO en sigle, une réunion regroupant les agriculteurs de la partie Nord du Parc des Virunga, notamment ceux de Mayangos. Celle-ci a été tenue autour du comité de dialogue crée dans cette zone.

En effet, il ya quelques mois passés que les gestionnaires du parc des Virunga et populations riveraines vivaient dans un climat de méfiance et d’antagonisme pour des raisons liées essentiellement à l’exploitation du Parc des Virunga.

Depuis 2013 une délégation des parlementaires avait jeté les bases d’une cohabitation entre les deux groupes à travers des recommandations qui ont suggéré la mise en place d’un comité de dialogue entre différents groupes impliqués dans le conflit.

La réunion qui vient d’être organisée sous l’impulsion du CREDDHO a consisté à réunir autour les agriculteurs de cette zone, en tant qu’un des groupes impliqués dans le conflit, pour les amener à définir des nouveaux mécanismes de travail qui garantissent aussi bien la protection des écosystèmes du PNVI et la stabilité dans cette zone en vue d’une réelle cohabitation pacifique.

Cette réunion a regroupé plus de 300 personnes dont le chef coutumier, les chefs terriers, les agriculteurs, les FARDC, les autorités Étatiques de Beni, CRC, STAREC, les chefs des confessions religieuses.

L’orateur du jour a été le Président du comité de dialogue qui est le bourgoumestre de la commune Ruwenzori MODESTE BAKWANAMAHA qui a procédé par la restitution de la formation organisée par le CREDDHO du 29 au 30 Mars 2016 à Beni sur les notions essentielles de plaidoyer, les principes de médiation foncière et la transformation des conflits pour une cohabitation pacifique entre gestionnaires des aires protégées et comités locaux (COLO).

Celui-ci a appelé les agriculteurs à abandonner les attitudes qui vont à l'encontre « de la feuille de route pour la stabilité », un document élaboré pour stabiliser cette région qui a longtemps connu des atrocités entre gardes parc et populations.

Les participants ont unanimement reconnu que la vraie stabilité est la conséquence de deux facteurs majeurs: la sécurité et la fixation de la limite définitive.

Des remerciements ont été adressés au CREDDHO ainsi qu’à ses partenaires pour l'accompagnement apporté au comité dans l'organisation de cette assise et un appel a été fait aux différents partenaires présents à intensifier le plaidoyer pour une issue heureuse des démarches en cours menées par le comité de dialogue qui doivent déboucher sur la décrispation du conflits dans cette zone de Mayangos.

La cohabitation pacifique est possible ont reconnu ces participants encouragés par ce geste du CREDDHO.

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Dans le cadre du programme GREEN LIVELLYWOODS ALLIANCE, le Centre de Recherche sur l'environnement, la Democratie et les Droits de l'homme, CREDDHO a organisé trois ateliers de réflexion du 29 Mars au 07 Avril 2017 dans la ville de Beni et les localités de Kasindi et Kyondo sur les notions essentielles de plaidoyer, principes de médiation foncière et cohabitation pacifique entre gestionnaires des aires protégées et communautés locales. Ces assises qui ont réuni les autorités administratives locales, leaders communautaires, chefs coutumiers, acteurs de la société civile du territoire et ville de Beni et l'ICCN avaient pour objectif principal de promouvoir une meilleure mobilisation communautaire dans la gestion participative et durable des ressources naturelles du PNVI.

  Les participants ont dressé un diagnostic inquiétant de la cohabitation entre les gestionnaires des aires protégées et les populations riveraines.
Des actions urgentes ont été arrêtées en vue de renforcer le climat de confiance entre les gestionnaires des aires protégées et les communautés locales à Mayangos, Secteur Ruwenzori (Mutwanga, Kasindi, Mwenda, Bulongo, Lume), Kyavinyonge, Kyondo, Chabirimu,... . Les engagements ont été renouvelés par les différents acteurs pour une conservation communautaire bénéfique pour les populations riveraines.

Malgré la situation actuelle de méfiance entre communautés et gestionnaires des aires protégées, les participants ont tous émis le vœu de voir le parc être un élément d'union, d'enrichissement et de vie pour les communautés.

Nord Kivu : Vulgarisation d’un mécanisme local de protection des Défenseurs de Droits Humains.

Une séance de vulgarisation de la Synergie Ukingo wetu , SUWE en sigle, vient d’avoir lieu à Goma, à l’hôtel La Joie Plazza, en date du 28 Mars 2016, à partir de 08h00 heures locales.

Notons que celle-ci a été organisée à l’intention des différents membres des organisations de la société civile et les journalistes des différents medias.

En effet, la Synergie Ukingo wetu, est un mécanisme local de Protection des Défenseurs des Droits Humains qui a été officiellement mis sur pied depuis Avril 2014 par huit organisations de la Société Civile du Nord Kivu, parmi les quelles le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO en sigle.

Signalons que le contexte hostile illustré par des menaces de toutes formes perpétrées contre les défenseurs des Droits Humains et journalistes pendant l’exercice de leurs métiers, constitue la motivation centrale qui a milité à la création de ce mécanisme.

Crée en Avril 2014 avec l’accompagnement de Centre Carter, cette synergie d’organisations dont l’objectif global est de contribuer à la protection des Défenseurs des Droits Humains et journalistes a réalisé un certain nombre d’actions qui ont été bénéfiques pour les défenseurs des Droits Humains et journalistes en Province du Nord Kivu.

La séance qui vient d’être organisée a eu pour objectif de renforcer l’interaction entre les défenseurs des droits humains (DDH) de la Province du Nord Kivu et le mécanisme. Une occasion pour les organisations de la Société Civile d’avoir une meilleure connaissance de la SUWE (ses objectifs, principes de fonctionnement et intervention, critères d’appui aux Défenseurs des Droits Humains et ses activités réalisées).

Informées sur les activités réalisées par le mécanisme, certaines organisations de la société civile présentes dans la séance ont reconnu les avancées enregistrées par cette structure.

Celles-ci ont salué l’existence du mécanisme qui, selon elles, a répondu dans une certaine mesure aux aspirations de défenseurs des Droits Humains, à travers des actions concrètes posées en peu de temps. D’autres ont exprimé leurs intentions de rejoindre le mécanisme pour contribuer à la réalisation de ses objectifs qu’elles ont trouvé nobles, disent-elles.

Signalons que sur la liste des actions menées par le mécanisme figurent : l’assistance des Défenseurs de Droits Humains et journalistes en danger, les formations organisées en faveur des Défenseurs, l’enregistrement des alertes sur des cas de menaces, la mise en place d’une base de données semi-automatique d’alertes, l’élaboration d’une proposition de l’Édit portant protection des Droits Humains et Journalistes, laquelle est en voie d’être déposée à l’assemblée Provinciale.

La seance organisée vient de se clôturer sous une note de satisfaction des participants qui ne sont pas restés indifférents et qui ont promû d’assurer la continuité de cette vulgarisation et de soutenir les actions visant l’avancement du processus de vote de l’Édit Provincial en voie de dépôt à l’assemblée Provinciale en faveur des DDH et journalistes.

Signalons également que pendant son passage, le représentant national de l’USAID qui a participé pendant peu de temps à cette séance, n’a pas manqué d’encourager la SUWE dans ses actions jugées courageuses et salvatrices pour la communauté des Défenseurs des Droits Humains et le reste de l'humanité.

 

Un atelier sur le code minier et les droits des communautés locales, les participants se disent réarmés

Le Centre de Recherche sur l'Environnement, la Democratie et les Droits Homme, CREDDHO en sigle, vient d’organiser un atelier de formation et d’information sur LE CODE MINIER ET LES DROITS DES COMMUNAUTES LOCALES à Walikale en date du 6 au 7 mars 2017.

Cet atelier a connu la participation de 25 personnes parmi les quelles les agents de la police de mine, les agents de la SAESCAM et quelques membres de l’observatoire minier issus de la société civile formés par le CREDDHO depuis 2014 pour veiller à la mise en œuvre du mécanisme de traçabilité.

Tenu sous le thème central : DROITS DES COMMUNAUTES LOCALES EN RDC,DES INFRACTIONS ET DES PENALITES, PROBLEME MAJEUR DES DROITS HUMAINS DANS l’EXTRACTION MINIERE, cette activité vient de répondre à plusieurs préoccupations de ses bénéficiaires qui l’ont reconnu séance tenante.

Ces participants qui étaient pour la plupart des agents de la police de mines et ceux de SAESCAM se sont dits avoir acquis de nouvelles connaissances sur les exigences législatives et administratives qui s’appliquent dans le domaine d’exploitation minière en RDC.

Ceux-ci ont été particulièrement surpris du fait d’avoir reçu l’information sur l’existence d’un quota pécuniaire réservé à la police des mines et aux communautés locales à tirer des taxes perçues.

Passant en revue quelques anomalies et infractions du domaine minier, certains participants ont dit ne pas être informés de la plupart d’infractions lues par les intervenants de la conférence qui étaient le chef de service de mines du bureau de Walikale    appuyé par l’agent du CREDDHO chargé du projet portant sur la surveillance de l’extraction minière. Quelques forces et faiblesses afferant au domaine minier ont été soulevés.

Au cours des différents échanges, ces agents impliqués dans le contrôle et le suivi de la régularité des mécanismes de traçabilité de minerais ont dénoncé les pratiques de traffics d’influence qu’ils subiraient de la part de certains hauts responsables hiérarchiques. Ils ont sollicité l’appui du CREDDHO et de ses partenaires en ce qui concerne l’éradication des fléaux qui rongent le domaine minier en RDC.

Ceux-ci ont pensé que pour mettre fin particulièrement aux traffics d’influence qui constituent une entrave à leur travail de contrôle, le CREDDHO devrait s’investir dans l’identification et la sensibilisation des hauts responsables qui seraient impliqués dans les traffics miniers.

Notons que la police de mines est une unité spécialisée de la police nationale congolaise chargée du contrôle et de la régularité des mécanismes de traçabilité de minerais. Elle se charge des infractions commises dans les sites miniers en RDC. Tandis que la SAESCAM est un service technique pour l’encadrement des creuseurs artisanaux.

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