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RDC-NORD KIVU / Nyiragongo: Une pétition sur l’eau lancée, le CREDDHO s’en réjouit mais juge lente la réaction des autorités !

Une pétition visant la réclamation d’eau potable signée par la population du territoire de Nyiragongo au Nord Kivu et déposée au Secrétariat du Gouvernorat depuis le 22/ juin /2020 suscite de réactions d’impatience au sein de la population.

En effet, la population du territoire de Nyiragongo connait une pénurie en eau potable criante. Estimée à 260075 habitants, seulement environs 18 650 habitants, soit 7%  des populations ont accès à l’eau potable , et ce, depuis l’existence dudit territoire.

 Ainsi, cette population a lancé  une pétition pour demander à l’autorité d’user de son magnanimité pour mettre fin à cette réalité, qu’elle qualifie de scandale social, en leur assurant la desserte en eau. Cette initiative intervient cela quelques jours après que les leaders de ce territoire aient participé à une conférence de mobilisation communautaire sur la bonne  Gouvernance et la citoyenneté responsable tenue dans leur milieu en date du  12/ 06/2020 par l’organisation Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO.

Depuis plus de 10 mois,  l’organisation de droits de l’homme CREDDHO travaille sur un projet intitulé « CAMPAGNE DE MOBILISATION COMMUNAUTAIRE SUR LA BONNE GOUVERNANCE ET LA CITOYENNETE RESPONSABLE» qui est exécuté en territoire de NYIRAGONGO et RUTSHURU avec l’appui de l’ong National Endowment for Democratie, Ned en sigle.

Au cours de ce projet, le CREDDHO a organisé différentes rencontres et/ou formations à l’intention des populations de ces deux territoires représentées souvent par ses leaders locaux. A cet effet, le Centre se réjouit de constater que les rencontres tenues avec les populations de Nyiragongo produisent des effets positifs allant jusqu’à la revendication de certains de leurs droits apparemment oubliés par les autorités.

Selon les informations à la disposition du CREDDHO, quelques initiatives de réclamation d’eau ont été amorcées dans le milieu mais souvent étouffées dans l’œuf ; suite à une faible adhésion et un manque d’appropriation populaire causés par la non maitrise de certains de ses droits par un grand nombre de la population locale.

Avec cette nouvelle initiative, la population de Nyiragongo veut, cette fois-ci, qu’au cours de prévisions à venir, l’adduction d’eau potable dans la collectivité de BUKUMU soit considérée comme prioritaire.

Le CREDDHO ne digère pas le fait que pendant que la population initiatrice de cette pétition attend un écho de la part des autorités, un suspens jugé inconcevable s’observe. D’où le besoin d’un suivi de députés, accompagnés des leaders locaux se pose. Surtout que la populationtient mordicus à rencontrer l’autorité Provinciale pour obtenir de l’eau.

Pour sa part, le CREDDHO reste disponible pour accompagner cette initiative locale qui  consiste à revendiquer un droit social reconnu aux citoyens congolais par la constitution de la République Démocratique du Congo. Il est temps que les politiques soient entièrement au service de la population de qui, toutes les institutions politiques émanent.

Pour éclairer les lanternes de nos lecteurs, le territoire de Nyiragongo se situe à proximité du Parc national de Virunga et le Volcan Nyiragongo, ce territoire est contigu à la ville de Goma. Malheureusement ce territoire souffre depuis sa création d’un manque criant d’eau potable, alors que depuis l’année 2009, il y a eu certains exercices budgétaires qui reprenaient l’aménagement de l’eau dans la collectivité de BUKUMU parmi les activités prévues mais jusqu’à présent aucun signe des travaux significatifs n’a été lancé sur le terrain.

 

SOS-Prison : Le CREDDHO monte au créneau contre les violations des Droits de détenus en RDC.

C’est à travers un communiqué de Presse rendu public ce 03/09/2020 que le CREDDHO demande aux autorités de garantir les Droits de détenus, plus particulièrement celui lié à leurs visites.

Cette organisation fustige le fait que le système de monnayage des droits des visites de détenus au sein des différents lieux de détention du Nord Kivu, plus particulièrement au sein de la prison centrale de Kangwayi à Beni refont surface.

Alors que le droit à la visite est reconnu pour chaque prisonnier, le CREDDHO a noté qu’à la prison centrale de Beni Kangwayi par exemple, toute personne souhaitant visiter un détenu se voit obligée de débourser au moins 2000 Francs Congolais perçus par la garde pénitentiaire. A l’arrivée à la prison, le visiteur se dirige dans un premier poste de contrôle où il laisse tous ses biens. Il lui est alors remis un petit signe d’identification et il est tenu de payer au moins 1000FC. A la porte de la prison, une autre équipe de gardes pénitentiaires exigent au visiteur au moins 1000FC également pour pouvoir entrer dans l’enceinte de la prison. La perception de ce frais se fait de manière arbitraire, sans quittance et en dehors de tout cadre légal et viole les lois ainsi que les engagements du pays en rapport avec le respect des droits de l’Homme sur son territoire. Ces mêmes pratiques s’observent aussi de temps à autres, dans les autres prisons des territoires ainsi que dans différents cachots du Nord Kivu, en plus d’autres traitements observés.

Pour rappel, le CREDDHO a dénoncé, dans un passé très récent, les mauvaises conditions carcérales manifestes, qui se voient à travers la multiplicité des violations qui sont quotidiennement infligées aux détenus, notamment : le monnayage excessif de cellules de résidence, la surpopulation carcérale, le rançonnement des visiteurs qui veulent avoir accès aux détenus, de cas de torture (coups, injures et menaces), les corvées du genre laver le pavement où il ya des matières fécales et canaliser les excréments à la main, l’absence de services de sécurité et de surveillance des prisonniers pendant la nuit, non accès aux habits, babouches, nourritures, douches sans avoir payé une somme d’argent fixée etc. La surpopulation carcérale étant celle qui constitue un défi majeur pour la justice pénale dans son ensemble et qui génère de plus en plus des conditions de vie inhumaines pour les personnes incarcérées. 

Spécialement dans la prison MUNZENZE de Goma et quelques fois dans celle de Rutshuru, il existe un nombre considérable de détenus qui vivent depuis plusieurs jours dans un état de malnutrition sévère et dont environ soixante pourcent sont détenus à titres préventifs depuis des jours qui dépassent exagérément le délai légal.

En fin, le CREDDHO demande à toutes les autorités concernées par la question de la justice, notamment celles chargées des institutions judiciaires(cours et tribunaux) et celles de l’administration de la justice, de mettre fin à ces pratiques en assurant aux prisonniers des visites gratuites, d’une durée adéquate et d’une intimité relative.

Vous pouvez consulter ici le communiqué en intégralité.

 

RDC : Le CREDDHO contre la désignation précipitée, opaque et sous haute influence politicienne d’un nouveau Président de la CENI !

A travers une déclaration partagée avec la presse, autorités et différentes institutions concernées par la question, le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, s’inquiète des informations médiatiques faisant état du processus de désignation d’un Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, en cours à Kinshasa depuis près de deux semaines passées.

 Selon cette organisation team leader de la thématique Justice et Droits Humains au sein de la Société civile du Nord Kivu, des tractations et réunions relatives à cette activité sont rapportées sans que les procès verbaux ou comptes rendus y afférents soient rendus publics.

Cette organisation, à travers sa déclaration ici, soulève des constats amers et alarmants qui entourent le processus de désignation en cours, du nouveau Président de la centrale électorale et dit s’inscrire en faux contre cette démarche.

Le CREDDHO suggère que la refondation totale de la CENI soit envisagée et qu’avant cela, un audit indépendant soit fait auprès des animateurs sortants par une institution crédible et indépendante pour que les conséquences soient tirées ; également que la structure, le profil de ses animateurs, le quota des animateurs par composante, soient revus dans le sens de dépolitiser sensiblement cette institution..

Afin de garantir l’inclusivité, la participation et l’indépendance politique de l’équipe de la CENI à venir et de ne pas designer un Président de la CENI partisan et inféodé aux idéologies d’un camp politique, ce processus doit être reporté pour que les candidatures récoltées soient soumises aux consultations populaires indirectes menées par responsables des composantes auprès de leurs bases accompagnées des députés.

Le CREDDHO dit être contre les tentatives des requalifications de certains anciens animateurs de l’équipe sortant qui ont fait preuves d’un manque d’éthique, d’honnêteté, de professionnalisme et d’autres valeurs morales nécessaires en faisant honte à la nation pour avoir organisé des élections conflictogènes et pleines d’irrégularités.

Dans le cas où les acteurs impliqués dans ce processus ne veulent pas obtempérer aux aspirations du peuple et tiennent à brader cette institution hautement citoyenne, le CREDDHO se dit enfin prêt à se mobiliser au coté d’autres forces de la société civile pour rejeter les acteurs qui seraient désignés de ce processus.

 Trouvez ici la déclaration

 

 

RDC-Nord Kivu : Soucieuse de rester efficace sur le terrain, la SUWE réévalue et redynamise son action et strategies en faveur des défenseurs des Droits humains !

Six ans après sa création, la Synergie Ukingo Wetu, SUWE, a été en retraite d'auto-évaluation ce 16 au 17/07/2020 au cours de laquelle cette synergie de protection de défenseurs des Droits humains vient de renforcer ses stratégies d’action et définir son agenda du prochain quinquennat.

Préoccupés de la croissance des cas de menace dont sont victimes les défenseurs de Droits humains au Nord Kivu et en RDC en général, les animateurs de ce mécanismes ont jugé bon de s’arrêter, afin de réévaluer ses forces et faiblesses et de réfléchir sur quelques mesures de mitigation pour espérer palier aux défis du moment.

Etant l’une de plus déterminantes et rigoureuses auto-évaluation que la SUWE a connue, celle-ci a bénéficié de la participation de tous ses membres (points focaux) dont ASADHO-CADERCO-CREDDHO-CVPD- FONHAD-GADHOP- SFVS et SOFEPADI et a chuté sur des recommandations claires et précises visant à redynamiser ce mécanisme hautement bénéfique pour les défenseurs des Droits Humains(DDH) .

Quelques activités menées au quotidien par ce mécanisme, en faveur des défenseurs de Droits humains ont été passées en revue, notamment :

1. Les enquêtes et monitoring des violations des Droits Humains commises à l’endroit des Défenseurs des Droits Humains ;

2. Le traitement des cas de menaces et prise en charge de DDH menacés (accompagnement, assistance, plaidoyer en leur faveur…);

3. L’ accompagnement des organisations des droits humains dans l’élaboration des plans de sécurité ;

4. L’organisation des formations et renforcement de capacités en faveur des DDH sur le gestion de risques et la sécurité digitale et accompagnement de ces derniers dans les restitutions au sein de leurs organisations;

5. Les plaidoyers et lobbying pour influencer les politiques publiques en matière de protection des défenseurs pour la mise en place des mécanismes et solutions appropriées et durables ;

6. L’organisation des séances de sensibilisation des acteurs de la société civile sur le travail du DDH et de la SUWE en particulier;

7. La vulgarisation de l’ existence de la SUWE, installation, suivi des Clps et dotation des plan de travail et des plan de sécurité;

8. La Formation des membres du mécanisme au niveau Provincial et local sur les notions des droits de l’Homme, plaidoyer et l’assistance légale des DDH en danger…;

9. La Distribution et vulgarisation des textes et lois régissant le métier de DDH;

Il a été reconnu, que des avancées très significatives ont été réalisées par ce mécanisme qui est au service des défenseurs des Droits Humains depuis 2014 et des gros résultants ont été identifiés.

Ils ont été évalués à plus de 490 défenseurs des Droits de l’Homme, qui ont eu à bénéficier de l’assistance diversifiée assurée par de la SUWE qui est exprimée généralement en termes d’assistance en conseil, plaidoyer et assistance financière, juridique et judiciaire, psychosociale et médicale…mis à part les formations, renforcement de capacité et autres activités énumérées ci-hauts qui sont menées par cette synergie.

Cette organisation dont la facilitation est assurée actuellement par l’organisation CREDDHO n’a pas manqué d’adresser ses remerciements à tous les partenaires qui l’ont accompagné depuis sa création et en particulier l’organisation Protection International qui a rendu possible la tenue de cette activité.

Dans son mot de la fin, facilitateur de cette synergie, Monsieur Célestin Kazi a salué la qualité du travail mené par les participants, avant de féliciter les évaluateurs qui ont donné les meilleurs d'eux-mêmes, en menant leur travail en toute professionnalisme et indépendance d’esprit, tout en reconnaissant que le travail mené à cette occasion, aidera la SUWE à améliorer la qualité de ses prestations et services rendus aux ddhs.

Les participants ont été unanimes sur le fait que les recommandations prises au cours de cette évaluation devraient, dès la production du rapport, commencer à être mises en œuvre car étant de nature à influer positivement sur le fonctionnement du mécanisme ainsi que sur son image qui doit rester irréversible.

Il a été émis le vœux de voir ce mécanisme qui a constitué un ouf de soulagement pour plusieurs de DDH depuis sa création, bénéficier d’un accompagnement sans relâche de partenaires tant nationaux qu’internationaux, au regard surtout de la croissance de la demande découlant du contexte politique continuellement tendu en RDC. Ainsi la consolidation des différents partenariats existants et la création d’autres pourront figurer parmi les priorités pour faciliter la réponse rapide du mécanisme au grand profit des bénéficiaires.

Signalons que cette évaluation a le mérite d’avoir marqué un nouveau départ et paliers aux petites reproches pouvant résulter tant de partenaires que de bénéficiaires.

Le CREDDHO

 

RDC: Le CREDDHO se dit très inquiet de la persistance des Violations des Droits Humains en Province du Nord Kivu et en RDC en général !

En marge de la 60e commémoration de la journée de Martyrs de l’indépendance de la RDC, le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, en sigle,   s’indigne de la non évolution positive de la situation des Droits de l’Homme sur toute l’étendue de la Province du Nord Kivu et en RDC en général.

Grace à des multiples actions menées par des acteurs acquis pour la cause du respect des Droits Humains et particulièrement ceux de la Société civile, des nombreuses victimes des violations de Droits humains sont aidées. Certaines recouvrent leurs libertés en quittant les prisons et autres lieux de détention (amigos); d’autres sont libérées de mauvais traitements  dans lesquels elles sont assujetties.

Toujours en ordre utile dans la lutte pour la promotion et protection des Droits humains au Nord Kivu et en RDC en général, le CREDDHO figure parmi les organisations qui n’ont jamais baissé les bras face à des violations commises. Il peut compter par milliers, le nombre de victimes qui se reconnaissent avoir bénéficié de ses appuis depuis son existence.

Pour ne s’intéresser qu’à la période du premier semestre de l’année en cours,  le CREDDHO a mené plusieurs activités de sensibilisation, de formations  et d’autres réalisées en faveur des victimes, notamment le monitoring, le plaidoyer, l’accompagnement juridique et judiciaire  de victimes des violations de Droits humains au Nord Kivu. Les visites des lieux de détention ont été également menées.

Au cours de ces activités d’accompagnement et plaidoyer, le CREDDHO a obtenu la libération de vingt huit(28) personnes dont deux en détention préventive prolongée, l’une a fait 6 ans et l’autre 4 ans dans la prison centrale de Goma (MUNZENZE) sans qu’elles ne soient présentées devant leurs juges naturels. Quin (15) ont été libérées par le parquet et onze (11) acquittés par le tribunal de grande Instance de Goma.

Il relève des conclusions de monitoring menées par le CREDDHO les constants suivants :

  •  La pandémie de Corona virus a influé négativement sur la situation des Droits de l’Homme en augmentant le nombre de cas des violations des Droits de l’Homme. Certains agents étatiques et plus particulièrement celles de la police, ont usé de la brutalité et la violence ainsi que d’autres pratiques malsaines sous pretexte de vouloir faire respecter les mesures décrétées par les autorités.
  • L’insécurité persistante, le manque du professionnalisme de la part des agents de la police et l’impunité des auteurs de violations de droits humains sont les plus grandes causes qui sont à la base de la recrudescence desdites violations ;
  • Le système pénitentiaire de la Province fait face à divers problèmes, en l’occurrence, les mauvaises conditions de détention : manque de nourriture, de soins médicaux, literie, logement, les traitements inhumains et dégradants, le monnayage de la procédure pénale, la corruption, la non signification des jugements à temps utile, l’absence de contrôle des procédures disciplinaires, une surreprésentation des prévenus en détention préventive et la surpopulation carcérale etc.. la surpopulation carcérale constitue  encore  « un défi majeur pour la justice pénale dans son ensemble » et génère des conditions de vie inhumaines pour les personnes incarcérées ;

Les autorités sont appelées à jouer leur rôle pour relever les défis.

Le CREDDHO exprime à titre exceptionnel, sa reconnaissance de l’allégeance qu’il bénéficie de la part de certaines autorités lors de ses activités. Minoritaires soient-elles, suite à leur collaboration et/ou concours, le CREDDHO a réussi à aider plusieurs personnes et à sauver des vies en danger.

Le CREDDHO réitère sa détermination à promouvoir et protéger les Droits Humains et les valeurs y relatives. Après des longues années d’une lutte acharnée, il reconnait que le mal est profond en RDC et pour l’éradiquer, le concours de tout le monde est sollicité.

 Trouvez ici la déclaration 

 

  

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