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Nord Kivu : La localité de Vitshumbi reconquise par l’armée loyaliste après sa prise d’assaut par les « Mai-mai »

La localité de Vitshumbi redevient calme après des altercations qui y ont eu lieu pendant la journée du 06/12/2016, opposant les Forces Armés de la République Démocratique aux « Mai-mai » qui l’ont pris d’assaut vers 5 heures du matin du même jour.

En effet, la réplique des FARDC a intervenu aussitôt que les Mai-mai aient fait une incursion subite dans cette localité.

Du moment de retour de ces mai-mai qui se seraient retirés immediatement de cette localité, ils auraient utilisés de coup de feu pour ouvrir la voie sur leur chemin de retour. Cette situation a provoque un échange des tirs nourris entre ceux-ci et la force loyaliste.

Certaines personnes contactées parmi les communautés locales témoignent que ces échanges de tir auraient occasionné des morts parmi les populations locales deux cas de morts dont une maman et un garçon et des blessés.

Le CREDDHO pense que le Gouvernement devrait profondément examiner les causes liées à la récurrence des groupes armés Mai-mai au Nord Kivu et ailleurs ainsi que leurs sources de ravitaillement en munitions, afin de mieux les éradiquer et les combattre avec certitude.

RDC-NORD KIVU : Un nouveau cas de torture signalé à Rutshuru, le CREDDHO en guerre contre son impunité !

En date du 8 novembre 2016 à Kinyandonyi dans le territoire de Rutshuru, Monsieur Moise SEKABUMBA a été torturé par deux policiers du commissariat de Police de Kinyandonyi. Ce forfait se serait commis quand l’infortuné a accepté de prendre un verre de boisson lui offerte par son camarade qui partageait la boisson avec ces deux précités policiers.

Alors que Monsieur Valentin prenait de la boisson avec ceux-ci, celui-ci a vu son camarade Moise SEKABUMBA, à qui il a voulu céder un verre de boisson sur la bouteille qu’il consommait achetée par ces deux amis policiers ci-haut cités.

Ces derniers auraient interdits à Monsieur Moise SEKABUMBA de toucher ce verre mais celui-ci n’a pas malheureusement obtempéré à cet ordre. C’est ainsi que ces policiers l’ont torturé et extorqué une somme de 50$, un téléphone, carte d’électeur, une botte et un chapeau avant de le jeter dans les eaux stagnantes. La victime aurait perdu conscience suite à ces coups lui infligés.

Après cet événement, la population lui serait venue à la rescousse et l’aurait conduit au centre de santé pour les soins appropriés avant qu’il soit transféré à l’hôpital de Rutshuru.

A l’heure de la rédaction de la présente communication, Monsieur SEKABUMBA Moise est grièvement blessé au vendre et certaines de ses côtes seraient touchées. Le médecin lui airait conseillé de subir les tests de radiographie mais faute de moyens financières, cela n’a pas été possible.

La famille de la victime a tenté de joindre ces deux policiers pour savoir s’ils pourraient être prêts à rembourser les quelques dépenses liées aux premières interventions médicales et transport effectués depuis KINYANDONYE jusqu’à Rutshuru, ce dernier ont semblé ne pas être favorable à la proposition tout en ne niant pas les faits.

Le CREDDHO (Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme) croit que ce cas mérite une attention soutenue des autorités tant judiciaires que policières. Tout en sollicitant l’implication active de celles-ci, le CREDDHO demande que des enquêtes soit menées et qu’au cas où la culpabilité est établie que les responsables répondent de manière exemplaires de leurs actes.

Le CREDDHO signale que dans ses différents rapports produits en territoire de Rutshuru, souvent partagés et discutés avec les autorités locales, des cas de torture ne cessent d’être enregistrés et la prévalence de ces pratiques ne cesse d’être constatée dans cette contrée.

 

Renfoncés en capacités, les comités locaux réitèrent leurs engagements à lutter contre les formes modernes d’esclavage...

En date du 02 au 03/11/2016, dans la salle de conférence de SŒURS ORANTES DE L’ASSOMPTION DE KASONGOMI/BUTEMBO, le CREDDHO a renforcé les compétences de membres des Comités Locaux de lutte contre Formes Modernes d’Esclavage sur l’éducation aux droits, la résistance et la résilience communautaire contre des formes modernes d’esclavage.

Venus des différents milieux notamment Kirumba, Mangurejipa et Njiapanda, ces comités ont été joints aux membres d’autres organisations dont ceux de AGIR, PREPYG, CGAT, Commission Justice et Paix de l’Église Catholique, la Société civile de Butembo, délégué de la presse locale et ceux des églises (CBCA, CEPAC et EERA).

Le CREDDHO se réjouit d’avoir atteint au cours de cette séance, les résultats ci-après :

  • L’amélioration par les participants de leurs connaissances sur la définition de l’esclavage moderne, le trafic des humains et les différentes formes modernes d’esclavage ;
  • L’élaboration par les participants d’un plan d’engagement de pour l’intégration de la lutte contre les formes modernes d’esclavage dans leurs secteurs de travail ;
  • Les leaders religieux et coutumiers de deux communautés ont été informés sur la problématique des formes modernes d’esclavage et se sont engagés à travers des plans d’engagement individuel,

Notons que les participants ont particulièrement reconnu que différentes formations bénéficié du CREDDHO et ses partenaires, ont milité à la connaissance des formes modernes d’esclavage par un nombre important d’acteurs de la Société Civile.

Ceux-ci ont, à cette occasion, profité pour signifier au CREDDHO leur satisfaction vis-à-vis la séance qui a servi d’un bon cadre d’échange entre les acteurs de la Société qui en ont profité pour partager leurs expériences et connaissances en matière des formes modernes d’esclavage.

Il a été remarqué, à l’issu d’une évaluation menée, que les membres de comités ont amélioré leurs compétences sur l’utilisation des outils de collecte des données.

Satisfait de l’engagement des différents comités dans la lutte contre les formes modernes d’esclavage, le CREDDHO compte lancer, dans les jours à venir, une Coalition des Organisations de la Société Civile Anti-esclavagiste à Butembo pour renforcer l’impact de son action contre les formes modernes d’esclavage.

Le CREDDHO compte également renforcer les compétences des membres des Comités locaux de lutte contre les formes modernes d’esclavage en matière de gestion des Activités Génératrices de Revenus et d’une association sans but lucratif.

 

Les élections américaines réussies : Un regain du débat sur l’impasse électorale imposée en RDCongo !

Le candidat républicain Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine face à sa rivale démocrate Hillary Clinton ce 09 Novembre 2016.

Le milliardaire accède triomphalement à la Maison Blanche alors que les partisans du camp de Démocrates ne semblaient pas s’y attendre, étant donné la grande partie des sondages menés qui semblaient pencher en faveur de la candidate démocrate qui aurait être la première femme de l’histoire à présider les États-Unis au cas où elle l’emportait.

Le choix du peuple en a tranché autrement. C’est le milliardaire new-yorkais qui deviendra ainsi le 45e locataire de la Maison-Blanche. Le CREDDHO constate que nonobstant la stupéfaction qui s’exprime dans le camp d’Hillary Clinton, tout se fait dans les limites édictées par les règles démocratiques. "Quelle sportivité citoyenne" ?

En RDC, cette élection remet à surface le débat sur l’impasse électorale en cours, que plusieurs observateurs croient être l'oeuvre de la classe dirigeante en place, c'est-à-dire le camp Kabila.

Quelques autorités politiques de la RDC ont eu le courage de féliciter le nouveau Président Américain elu, alors que les congolais qui attendaient les elections d'ici le 19 Decembre 2016 se plaignent de leur sort qu'ils trouvent immérité.

Certains analystes Congolais parlent d’un vote sanction contre le programme Obama qui a manqué un certain réalisme. D’autres en profitent pour lancer des messages clairs au Président Joseph Kabila de la RDC qui doit s’inspirer du modèle d’un régime qui a réussi à accepter un passage pacifique et civilisé du Pouvoir.

Le CREDDHO, pour sa part, note que la fierté d’un peuple qui intériorise la culture Démocratique est grande au point de dépasser les limites des frontières. Il se joint aux voies des congolais qui continuent à réclamer l’organisation des elections dans un délai relativement court que prévu.

 

Les autorités et acteurs de la Société civile engagés à s’impliquer pour mettre fin aux violations commises au Nord Kivu !

Différentes violations des Droits de l’Homme commises dans les territoires de la Province du Nord Kivu notamment, Rutshuru, Masisi et Nyiragongo de Juin à mi-octobre 2016, ont été au Centre des echanges organisés par le CREDDHO à Goma, en date du 26 Octobre 2016, entre les autorités politico-administratives, militaires, policières, responsables des services spécialisés et les acteurs de la Société Civile.

A l’occasion, un exposé présenté par le CREDDHO a mis en exergue des différents types de violations documentées par lui, dans différents territoires du Nord Kivu en se focalisant sur l’identité de leurs auteurs.

Parmi ces violations identifiées nous pouvons citer celles portant sur les arrestations arbitraires, détentions illégales, les viols, enlèvement, incendie, pillage, perceptions illégales, torture et autres atteintes à l’intégrité physique qui ont été soulevés et débattues en plénière en vue de la recherche des voies et moyens pour y mettre fin .

Les cas les plus illustratifs sont entre autres : Celui de la prison centrale de Rutshuru où un surpeuplement a été observé, avec seulement vingt quatres condamnations sur un total de deux cent et onze detenues en prison et où des cas de décès ont été signalés. Les cas de Kidnapping qui sont restés frequents sur differents tronçons routiètres. Des cas des perceptions des frais illégaux qui ont été largement enregistrés sur les tronçons routiers KIWANJA-KITOBOKO, GOMA-KIBUMBA, KALENGERA- KIWANJA, KIBUMBA POSTE où plusieurs services étatiques seraient impliqués .

Le cas de perception des frais illégaux le long du Lac Édouard par les groupes armés et quelques services étatiques.

Soulignons le fait que l’existence de la plupart des abus et violations soulevés ont été reconnus par les participants  à ce panel qui ont décortiqués et examiner les causes qui seraient à la base, afin d'y trouver des solutions palliatives.

Après analyse les acteurs présents et particulièrement les autorités se sont, chacun dans son domaine de responsabilité, engagés à poser des actes concrets visant à contribuer à l’amélioration de la situation des Droits de l’Homme et sécuritaire et à décourager la recrudescence de ces violations.

Rappelons que ce panel fait suite à d'autres qui ont été organisés, au cours de cette année, dans differents territoires de la Province du Nord Kivu et à travers lesquels, les  mêmes types de violations ont été discutées avec les autorités à la base.

 

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