Accueil

COMMUNIQUE DU CREDDHO à l’issu des échanges avec Energy Peace Partners sur le rapport intitulé : «Les énergies renouvelables et le maintien de la paix par les Nations Unies».

COMMUNIQUE

 

Télécharger lcommuniqué en version pdf   ici

 

Document public n°001/CREDDHO/FS/COORD/03/2020

Pour Publication immédiate !

Le Centre de Recherche sur l’environnement, la Democratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, a eu l’honneur d’accueillir au bureau de sa Coordination, en date du 02 Mars 2020, à Goma/Nord Kivu, Messieurs David MOZERSKY et Sherwin DAS de Energy Peace Partners qui ont échangé avec son staff, sur un rapport intitulé :« Les énergies renouvelables et le maintien de la paix par les Nations Unies » lequel a été produit à Septembre 2019 par cette ONG américaine en collaboration avec STIMSON.

Au cours des échanges, un intérêt particulier a été placé sur l’utilisation des énergies renouvelables comme une des solutions climatiques et financières pour promouvoir la paix dans les régions les plus fragiles du monde. Il a été reconnu au cours du débat qu’il existe un lien irréfutable entre le déficit de l’électricité dans certains pays et l’insécurité qui y observée. Il a été noté que Energy Peace Partners a récemment franchi une étape importante vers le lancement du Peace Renewable Energy Credit (P-REC) quiest en quelque sorte un crédit tourné vers le social, dédié aux entreprises(organisations) qui veulent promouvoir la paix à travers l’exploitation des énergies renouvelables.

Depuis le 3 octobre 2019, la RDC a été ajoutée à la liste des pays autorisés à délivrer des certificats internationaux d'énergie renouvelable (I-REC). Toutefois, au cours des échanges, il a été reconnu que la RDC a encore une route à faire pour répondre aux besoins de la population à desserte en électricité. Quelques initiatives des entreprises locales qui tendent à révolutionner le domaine de l’énergie propre en privilégiant les énergies hydroélectriques et renouvelables (solaires) en particulier ont été saluées, tout en estimant qu’il serait mieux que les bases de la MONUSCO et autres ONG internationales installés au sein des entités sans énergie, remplacent l’utilisation des générateurs par l’Energie propre. Ce qui permettrait la prévention du changement climatique, de la pollution et de l’exploitation du pétrole qui a été envisagé ce dernier temps dans les Aires protégées (les Parcs Nationaux de Virunga et de Salonga) et dont les conséquences risqueraient d’être fâcheuses.

S’agissant des recommandations inclues dans le rapport qui a été débattu, il a été noté que différentes recommandations ci-après mériteraient particulièrement une attention soutenue des organisations et personnes concernées :

A LA MONUSCO et autres organisations internationales installées durablement en RDC :

·D’envisager en courts termes le passage à l’utilisation accrues des énergies renouvelables ;

 

Aux entreprises commerciales œuvrant dans les domaines de l’énergie : 

· De prioriser des projets d’électrification à impact social ;

 

Au Gouvernement congolais : 

·  De faire du remplacement des énergies polluantes par les énergies renouvelables un de ses piliers phares pour la préservation des acquis de l’économie verte congolaise. 

      

 

 

 

 

 



Le CREDDHO

 

Fait à Goma, le 02/03/2020

Pour d’amples informations, veiller nous contacter aux coordonnées reprises en bas de page

 

 

 

RDC: Le CREDDHO sur la ligne de front contre les prisons qui tuent la justice au Nord Kivu !

Dans son rapport intitulé : Qui, pour Libérer les innocents de prisons au Nord Kivu ? le CREDDHO dénonce une dizaine de types de violations courantes qu’il dit avoir fréquemment identifié dans les milieux carcéraux en Province du Nord Kivu.  

En effet, au cours de ses récentes activités de monitorings des lieux de détention, le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO en sigle, a obtenu quelques libérations des personnes détenues illégalement dont : deux en détention préventive prolongée à la prison centrale de Goma (MUNZENZE). L’une d’elles ayant fait 6 ans et l’autre 4 ans, sans qu’elles ne soient présentées devant leurs juges naturelles ; pour ne citer que ceux-là.

Le rapport des différentes visites menées par le CREDDHO dans les lieux de détention au Nord Kivu établit un diagnostic très alarmant quant au non-respect des lois nationales et conventions internationales concernant les conditions de détention de personnes incarcérées.

L’organisation a identifié les violations courantes dont le système pénitentiaire de la Province fait face , en l’occurrence : les mauvaises conditions de détention (manque de nourriture, de soins médicaux, literie, logement, etc.), l’absence de contrôle des procédures disciplinaires, une surreprésentation des prévenus en détention préventive et la surpopulation carcérale... La surpopulation carcérale étant un défi majeur pour la justice pénale dans son ensemble et qui génère des conditions de vies inhumaines pour les personnes incarcérées.

Ces mauvaises conditions de détention violent l’article 18, alinéa dernier de la constitution de la RD Congo du 18 février 2006 telle que révisée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 qui dispose « Tout détenu doit bénéficier d’un traitement qui préserve sa vie, sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité ».

L’article 17de la constitution de la RDC du 18 février 2006 telle que révisée à ce jour dispose que : « La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l’exception ». Cette loi fondamentale énonce à ce meme article alinéas 2 :« Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu'en vertu de la loi et des formes qu'elle prescrit. »

Sur le plan international, il est à noter qu’au terme de l'article 9 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé. A l'article 91 in fine du pacte international relatif aux droits civils et politiques dispose que « Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n'est que pour des motifs et dans les conditions préalablement déterminées par la loi », complété par l'article 6 de la charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le principe de la liberté individuelle ne fait pas obstacle à la détention, que celle-ci soit provisoire ou préventive, et que ni les instruments internationaux relatifs aux droits de l'Homme, ni la constitution de la République Démocratique du Congo n'interdisent la détention préventive. Cependant, le CREDDHO a observé un recours abusif par la plupart des magistrats à la détention préventive qui est la cause principale de la surpopulation carcérale dans les milieux de détention en Province du Nord Kivu.

Il est vrai aussi que les instruments ci-haut cités laissent au magistrat la faculté d'en faire usage, faculté que le magistrat doit exercer à bon escient, car il est inimaginable qu'un individu qui commet une infraction continue de circuler librement et qu'il ne soit pas isolé de la société, mais cela n’autorise pas pour autant les organes chargés de l’application de la loi de violer les normes nationales et internationales en la matière.

Le CREDDHO recommande de renforcer le contrôle et inspection les conditions de détention au niveau de l'officier du ministère public par le chef d'office et au niveau du juge cela réduirait la surreprésentation des prévenus en détention préventive et la surpopulation carcérale. La redynamisation et le renforcement du mandat de la commission provinciale de suivi des lieux de détention devient un besoin urgent.

 

 

 

 

Le CREDDHO demande au Président de la République Mr Félix Tshisekedi d’œuvrer pour l’ouverture très prochaine des procès publics contre les tueurs de Beni et leurs complices

En réaction au propos du Général Major KASONGA Leon Richard, Chargé de la communication des FARDC, lors de sa communication avec la presse à Beni, le CREDDHO vient d’adresser au Président de la République une lettre lui demandant de mettre la bouchée double(de donner une impulsion) pour que les procès publics soient ouverts contre toutes les personnes présumées auteurs, co-auteurs, complices, financiers et acteurs politiques cités par des ADF capturés au front afin que :

  •  les coupables soient punis et que les victimes des actes criminels posés par des groupes armés à Beni obtiennent réparation des préjudices causées ;
  • la vérité soit connue ;
  • Les crimes mis au dos des communautés entières soient individualisés au profit de la paix et cohabitation pacifique ;

Nous te prions de bien découvrir le contenue de la dite lettre ici

 

Les massacres de Beni : Le CREDDHO persiste, la justice doit être faite !

Suivre la video ayant trait à cette publication ici

Deux semaines après la réception de sa lettre par la Présidence de la République, le CREDDHO continue à réclamer justice en faveur des populations victimes de massacres à Beni.

Nous attendons les audiences publiques à l’égard des présumés auteurs et complices, c’est la phrase clé de l’interview que Monsieur Célestin Kazi, chargé de communication du CREDDHO a accordé à quelques medias de la ville de Goma. S’adressant à la presse, cet acteur de la Société civile s’est dit impatient d’attendre longtemps les audiences qui devraient s’ouvrir maintenant.

Devant des si graves révélations rapportées par le porte parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, il est inconcevable que s’en suit alors un silence radio, a insisté cet activiste des Droits Humains parlant au compte de l’organisation CREDDHO.

En effet, des révélations graves sur les auteurs, co-auteurs et complices des crimes graves aux allures de crimes de guerre et de génocide contre la population de Beni au Nord Kivu auraient été faites aux services de renseignements militaires des FARDC.

Selon les FARDC, les ADF capturés lors de différentes opérations militaires «… ont fait des révélations accablantes, des révélations troublantes et ces révélations sont axées sur l’identité des tueurs, qu’ils sont, les commanditaires des tueries - parmi lesquels les politiciens, les hommes d’affaires, des jeunes, des membres des mouvements citoyens, des collaborateurs

Ils ont également fait des révélations sur les sources de financement locales et externes mais aussi sur la localisation des auteurs, co-auteurs et complices basés à Beni, à Butembo, à Lubero, à Kinshasa et même à l’extérieur de notre pays. Je vous informe que l’Abbé Machozi qui a été enlevé et tué, ils l’ont vu. C’est eux qui l’ont tué. Ils sont là… » Propos du Général Major KASONGA Leon Richard, Chargé de la communication des FARDC, lors de sa communication avec la presse à Beni.

A la suite de ces révélations le CREDDHO s’est adressé au Président de la République, lui demandant de donner une impulsion pour que la Justice soit faite, de préférence, à travers les procès publics qui soient organisés. Chose qui préoccupe plusieurs acteurs communautaires, et en particulier ceux de la Société civile du Nord Kivu qui attendent impatiemment que les autorités s’y penchent.

Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier, a dit Martin Luther King.

Il est donc de droit pour la population congolaise et l’humanité entière de savoir qui avait fait quoi à Beni…

 

RDC : Consterné par les tueries des civiles à Beni, le CREDDHO propose des mesures pouvant renforcer les opérations militaires en cours.

Le CREDDHO est informé par voie des ondes et témoignages des populations sur le déroulement des opérations lancées par les forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, depuis la fin du mois d’octobre de cette année contre les forces négatives des ADF-NALU.

Il reconnait qu’à trois semaines de leurs lancements, ces opérations ont enregistré quelques succès que la population de Beni et ses environs a reconnue et que le CREDDHO salue à juste titre, tout en appelant les forces armées de la République à plus de justesse et de précaution dans leurs stratégies.

Le Centre a appris aussi avec beaucoup de consternation les débordements de ces éléments rebelles qui se sont de nouveau donnés aux massacres de nouvelles  dizaines dcitoyens à KOKOLA, Oicha, Mbau, BOIKENE et autres entités environnantes. Le CREDDHO regrette pour ces morts d’hommes de plus et présente ses sincères condoléances aux familles des illustres disparus et à la population de la ville et territoire de Beni.

Le CREDDHO considère que le fait de s’attaquer aux populations en lieu et place de leurs homologues porteurs d’armes démontre en suffisance les limites militaires affichées par ces rebelles et traduit un aveu d’impuissance sur le champ de bataille vis-à-vis de l’armée congolaise. Tuer un paisible et impassible citoyen est plus facile qu’affronter un militaire armé, tout le monde le saitet cela dénote d’une certaine faiblesse et lâcheté de la part de ce mouvement rebelle.

En vue de la réussite des opérations militaires en cours sur terrain, que le CREDDHO encourage, cette organisation vient, à travers une déclaration, de proposer une série de mesures complémentaires pour renforcer les opérations militaires.

Téléchargez ici la déclaration.

 

Nous suivre sur twitter

EmpirePromos.com

Communiqués de Presse recents

Souscrire à Notre Newsletter

Les articles sur l'actualité