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RDC : Non à toute initiative visant à exploiter le pétrole dans les Parcs Nationaux des VIRUNGA et SALONGA, disent les communautés riveraines.

La problématique liée à une probable exploitation du pétrole dans le Parc de Virunga et Salonga a défrayé la chronique la semaine dernière en ville de Goma.

« Non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser les Parcs Nationaux des VIRUNGA et SALONGA ou une de leurs parties pour exploiter le Pétrole au préjudice de l’Humanité et des Communautés locales en République démocratique du Congo ».

Telle est le message clé d’une campagne de plaidoyer qui est menée par un consortium d’organisations environnementalistes de la société civile du Nord Kivu qui a pour but d’amener le Gouvernement à renoncer à toute initiative visant à désaffecter les Parcs Nationaux des VIRUNGA et SALONGA ou une de leurs parties au profit de l’exploitation Pétrolière.

En effet, depuis la résurgence du projet d’exploitation du pétrolier dans le Parc des Virunga et de l’initiative probable de la désaffectation des deux Parcs Nationaux précités, les organisations environnementalistes de la société civile du Nord Kivu ont haussé leur ton pour exprimer leur désapprobation à ce projet.Ces organisations ont initié pour cette cause une pétition ayant collecté 23062 signatures au sein des communautés locales riveraines du Parc national des Virunga, adressée au chef de l’Etat à ce sujet.

Usant du prérogative leur reconnue à l’article 27 de la constitution de la RDC, celles-ci fondent leur argumentaire sur le fait que ces deux parcs sont des aires protégés inscrits sur la liste des sites du patrimoine mondial mais également le fait que la RDC est signataires des plusieurs accords et engagements qui ont fait naitre des obligations légales en matière de conservation de la nature.

Ainsi celles-ci suggèrent que le développement des activités d’énergie renouvelable, le tourisme et la capitalisation des investissements plus rationnels et durables pouvaient constituer la priorité du Gouvernement Congolais pour le développement de la République Démocratique du Congo.

De Kinshasa à Goma, ces organisations de la société civile environnementaliste et les leaders communautaires notamment pêcheurs et vendeuses des poissons ont mobilisé des personnels des medias nationales et internationales de toute tendance confondue dont la presse écrite, medias en ligne, radio et télévisions, pour partager leurs convictions ayant traits à cette question tout en les mobilisant à se joindre à leur lutte qui est d’emblé d’intérêt communautaire.

Après la conférence de Presse de Kinshasa qui s’est déroulé à Sultani Hôtel le 25 Septembre 2018, celle de Goma ayant suivi en date du 11 octobre 2018 s’inscrit dans la démarche de cimenter les canaux locaux de capitalisation des résultats de ce plaidoyer et d’amplifier la voix pour faire attendre cette aspiration profonde des peuples qui ont tout cédé au profit de la protection et la conservation de la nature, ainsi que la lutte contre le changement climatique.

Au vue du souci manifeste de promouvoir la conservation exprimé par le Président de la République à travers son discours de 73 à l’occasion de la 73ème Assemblée  générale  des Nations Unieset son geste symbolique de destruction d’un stock d’ivoire issu du braconnage en date du 30 Septembre 2018 à Kinshasa qui constitueraient des signaux de son attachement à la conservation, les délégués de ce consortium et des communautés riveraines qui disent reconnaitre avoir été reçus par deux conseillers du Président de la République restent confiant quant à la suite du processus. Ces derniers comptent sur la bonne foi du Président de la République qu’ils prient d’annuler un décret signé en 2010 instituant les blocs pétroliers dans le parc des Virunga et d’instruire au Gouvernement de renoncer à l’idée désaffectation d’une partie de ces deux aires protégées dont Virunga et Salonga.

Téléchargez ici le communiqué partagé à la conférence de Presse de Goma.

Cliquez ici pour consulter differents messages lancés...

 Plusieurs medias se sont intéressés à la question et ont réalisé de reportage audio et videos. Certains d'entre eux ont publié des articles que nous vous convions à découvrir en cliquant sur ces liens.

 

JISIA NA HAKI, un projet porteur d’espoir qui revitalise les relations d’un couple en détresse: Découvrez comment...

Shibari est aujourd’hui âgé de 24 ans, marié á madame Séraphine SHELINA, parents de trois enfants après 5 années de mariage.  Cette union a été la résultante d’un mariage forcé voulu par les parents de deux jeunes gens.

En Novembre 2014, Shibari n’avait que 18 ans et son condisciple de l’école n’avait que 16 ans. Ils étaient des amis fréquentant la même école. Cette amitié va les conduire à une grossesse.

Les parents de deux familles alertés par la nouvelle de la grossesse, craignant des poursuites judiciaires, ont choisi de pousser leurs enfants vers un mariage. La jeune Séraphine va rejoindre son amant au domicile de ses parents et c’est le début du mariage. Malheureusement, tous deux vont arrêter les études. Shibari est l’ainé dans une famille pauvre de 7 enfants abandonnée par le Papa. Sa mère exerçant une petite agriculture de subsistance et sollicite souvent son fils Shibari pour suppléer à la ration alimentaire de la famille et la scolarité de ses jeunes frères.

Comme les autres jeunes, il va commencer à suivre les projections publiques des films anti esclavage organisées par le CREDDHO. Ces séances vont l’amener à prendre conscience et lui dotent des informations qui le culpabilisent. Il décide de se diriger vers l’équipe du CREDDHO pour demander des stratégies appropriées á sa situation. Ici, il est surpris d’apprendre qu’il existe des possibilités d’organiser des petites épargnes de 500 FC et de bénéficier de micro crédits.  Vite, il adhère á la MUSOPEC USHINDI I dans l’objectif d’expérimenter ces petites épargnes et tenter de bénéficier de ces micro crédits. C’est vraiment de l’innovation dans ma vie, dit-il. Jamais je ne pouvais imaginer, qu’avec 500 FC on pouvait oser faire des épargnes, ajoute Shibari.

Aussitôt, qu’il a adhère à la MUSOPEC, il bénéficie d’un micro crédit de 50 000 FC,. Avec ces fonds, il va aménager son étang piscicole et acheter des semences des tilapias(alevins). Il projette réaliser au moins 500 á 700 dollars après la maturité des poissons, soit 12 mois après. Nous venons de rencontrer Shibari au 9e mois de son projet et très rassuré de constituer d’ici peu un capital pour un plus grand projet en plus de l’alimentation de sa famille et un stock de réserve des semences de poissons.

La cartographie sociale organisée par le CREDDHO en mai 2017 dans son quartier, Nyabangi, avait confirmé la vulnérabilité du couple comme victimes du mariage précoce et forcé. 

L’équipe du CREDDHO va sensibiliser Shibari et l’encourage à adhérer au CLDD (Comité Local de développement et de défense des droits humains). Pendant ce temps, le gardien du bureau du CREDDHO va démissionner et Shibari sera recruté pour combler ce vide professionnel et par souci de relever sa situation socio-économique. Il va bénéficier aussi de plusieurs formations dont les notions de base sur les différentes formes modernes d’esclavage et les lois interdisant ces pratiques ; l’entreprenariat et la gestion financière ; les techniques d’élevage des chèvres ; la procédure pénale préliminaire ; la gestion d’une mutuelle de solidarité ; les rôles et mission d’un membre du CLDD.

Shibari déclare qu’avec toutes ces formations il a développé des capacités de ne plus retomber dans l’esclavage. Il est devenu un fervent sensibilisateur de sa propre famille et de sa communauté de vie. Son ménage aurait changé de statut socio-économique. Il a développé la culture de l’épargne et la gestion de son salaire est rationnel. Son esprit d’entreprenariat est actuellement ouvert même si son emploi au CREDDHO prenait fin, il développerait de mécanismes de survie.  Son épouse Séraphine déclare ce qui suit : ‘’

Depuis que mon mari a adhéré à la MUSOPEC, nous travaillons ensemble pour avoir 500FC à épargner chaque semaine. Notre mode de vie a changé nous mangeons deux fois par jour. Notre étang piscicole va générer beaucoup d’argent pour permettre à mon mari de me scolariser.  Plusieurs de nos voisins viennent se renseigner chez nous pour savoir les secrets de changement de notre vie. Je remercie le CREDDHO pour avoir donné de l’emploi à mon mari. Je conseille aux autres filles d’éviter les mariages précoces pour éviter les difficultés de gestion de ménages précoce.  Le dialogue est désormais ouvert entre mon mari et moi.’’

Shibari déclare avoir un projet d’acquérir sa propre parcelle, poursuivre ses études, sa femme va suivre une formation en coupe couture à partir de Janvier 2019.

Il encourage la poursuite des messages de sensibilisation à travers les radios, les églises, dans les écoles et de porte à porte pour libérer ceux qui persistent dans l’esclavage. Il poursuit : ‘’ Quelqu’un qui est dans l’esclavage est un cadavre qui s’ignore. Il a besoin d’être libéré de son ignorance afin de renaitre’’.

Shibari termine en remerciant le CREDDHO car il m’a ouvert au monde, Aujourd’hui j’ai des connaissances et une considération de ma communauté. Je suis devenu une référence des initiatives communautaires de développement et plus d’une quarantaine d’autres victimes et personnes à risque sensibilisent sur la liste d’attente pour constituer d’autres MUSOPEC. Je viens d’être élu à l’unanimité chef d’avenue du Camp Mpemba, quartier Nyabangi I.

Le CREDDHO remercie ses partenaires pour l’appui qu’il ne cesse de bénéficier de leur part pour l’aide et l’accompagnement des victimes des différentes violations de Droits humains et particulièrement l’organisation Free The Slaves qui l’appui dans la réalisation de ce projet JISIA NA HAKI qui a contribué énormément à la transformation sociale des vies de membres des différentes communautés. Que les partenaires qui appuient nos actions trouvent ici un motif de satisfaction.

 

Horribles violations à grand échelle le long du lac Édouard: le CREDDHO retrace les faits et lance un SOS !

Le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO en sigles, vient de publier un rapport sur les violations survenues dans l’intervalle du 03 au 07 juillet 2018 sur les eaux du lac Édouard vers les zones frontalières entre la RDC et l'Ouganda.

 Le rapport publié suscite d’énormes inquiétudes. Celui-ci met à cause l’armée marine Ougandaise et les forces marines de la RDC et présente des violations graves des droits de l’Homme dont les atteintes aux droits à la vie, extorsions, saisies illégales, des actes des tortures et autres traitements inhumains, dégradants ou cruels etc.

Mentionnons que celui-ci soulève des faits concrets qui expliqueent ces violations à grand échelle dont nous pouvons citer, à titre illustratif:

  •  Disparition forcée et atteinte aux droits à la vie des plus au moins 13 pécheurs ;
  • Au moins 120 personnes ont été victimes des arrestations illégales sur les eaux du lac Édouard;
  • Destruction méchante d'une dizaine de pirogues- hors-bords ;
  • Saisies illégales des pirogues et moteur de 43 pêcheurs congolais par la force marine Ougandaise ;
  • Coups et blessures à l’endroit pêcheurs du lac Edouard ;
  • La torture morale et physique des pêcheurs arrêtés et condamnés par les militaires Ougandais ;

 Ce qui amène cette organisation agissant en un véritable coq de village d’exiger des enquêtes sérieuses et des poursuites contre les auteurs desdites violations par les instances compétentes.

Cliquez sur ces liens pour consulter :

Le résumé du rapport

Le rapport détaillé

 

 

Le projet JISIA NA HAKI : la transformation positive de la vie socio-économique des communautés de plus en plus une réalité!

Découvrez comment un esclave pour dette se découvre et améliore sa vie socio-économique!

Monsieur  Muisha Exaucé ,  est un ressortissant d’ile d’Idjwi en Province du Sud Kivu. Il est marié et père de sept enfants, parmi les quels deux filles et cinq garçons. Celui-ci est un citoyen congolais qui nous a permis, au nom de la reconnaissance et de la confiance qu'il a témoignée à notre égard, de ne pas laisser son histoire anonyme et de dévoiler ses identités au bénéfice des tièrces personnes qui se trouveraient dans les mêmes difficultés que celles qu'il a traversé. Cependant, pour des raisons déontologiques, le CREDDHO s’est proposé de faire de son mieux pour taire les idenitités de la survivante. Suivez ici-bas son histoire combien de fois édifiante...

 Recruté en 2014 à Idjwi pour le compte d’un opérateur minier de Bukavu comme porteur de minerais (la cassitérite et le coltan) de Bisie,  à Njingala en territoire de Walikale, Monsieur Muisha Exaucé est arrivé au domicile de son patron à Bukavu, où il avait demandé à son futur employeur une somme relativement modique de 70 dollars américains pour payer les frais scolaires de ses enfants et la nourriture. C’est ce qui lui aurait couté de mois de travaux fatidiques non rémunérés au motif qu’il doit rembourser ses emprunts à son créancier qui était à la fois son patron.

 Qu’est ce qui va lui apporter secours et lui tirer de cet assujetissement ?

D'abord la souffrance qu'il a traversé dont nous vous faisons dispense dans cette narration etait interperllatrice... ensuite la sensibilisation sur l’esclavage moderne dont il a été benéficiaire pour la première fois auprès d'un comité local de lutte contre les formes modernes de Bisie portant plus particulièrement sur l’esclavage pour dette.

Cette sensibilisation menée par les animateurs du CREDDHO dans le cadre du projet JISIA NA HAKIexpliqué brièvement ici, l’avait poussé à la révolte au point qu’il avait abandonné ce travail pour venir s’installer à Walikale centre où il va faire venir sa famille en 2016.

Pendant ce temps, il va encore une fois rencontrer l’équipe du CREDDHO entrain de sensibiliser sur un thème intitulé « les formes modernes d’esclavage et ses causes : comment faire face à un esclavagiste » une activité qui s’est réalisée à l’église CEPAC de Walikale centre. A l’occasion, l’infortuné va apprendre de la bouche de l’animateur que le CREDDHO a mis en place une MUSOPEC pour l’autonomisation de victimes des SGBV apparentées à l’esclavage moderne et les personnes à risque.

C’est dans ce cadre que Mr Muisha Exaucé a signé son adhésion dans la MUSOPEC II de Walikale centre et c’était le début d’une nouvelle histoire qui va l’amener à la transformation positive de sa vie.

Il a témoigné qu’avant d’adhérer dans la Mutuelle de Solidarité d’Épargne et Crédit « MUSOPEC » en sigle, qu’il nourrissait difficilement ses enfants et qu’il était incapable de leur payer les frais scolaire. Par exemple pour l’année scolaire 2016-2017, tous ses enfants n’ont pas fini l’année scolaire faute de moyen financier. Il a reconnu que son appartenance à la MUSOPEC a apporté de changement dans sa vie et a permis d’améliorer sa situation socioéconomique, de trouver le crédit sans beaucoup de préalable.

 Et maintenant le changement operé dans sa vie...

 Vers la fin du mois de mars 2017, la MUSOPEC II lui a octroyé un montant de 200 000 FC qui lui avaient permis d’acheter deux truies (porc) pour élevage dont une truie a mis bas 9 porcelets ce mois de juin 2018. Dans l’interview qu’il nous a accordée, il a déclaré qu’après deux mois il va vendre tous ces porcelets dont un couterait 50 dollars américains sur le marché local. Il aurait pour projet d’avenir la construction de sa maison et la création d’une activité génératrice de revenu pour sa femme avant de se lancer dans un élevage à grande échelle.

Avec la MUSOPEC il a apprit à gérer son argent, à épargner et il a la facilité d’obtenir le crédit quand il en a besoin. Avec la MUSOPEC la vie semble facile. Actuellement il est capable de payer les frais de scolarité de ses enfants sans beaucoup de peines.

 Cliquez ici pour savoir plus sur le projet JISIA NA HAKI

 

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