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RDC : La marche des laïcs catholiques émaillée des violences au Nord Kivu!

 Au Nord Kivu, l’appel à la marche pacifique lancé à partir de la capitale(Kinshasa) par le comité de Coordination des laïcs catholiques ce 21/01/2018 s’est soldé par des violences. Le monitoring mené par le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, renseigne sur différents types de violence enregistrés au cours de  ladite manifestation dont une dizaine de personnes arrêtées, au moins 6 blessés, des cas de personnes torturées puis relâchées et quelques biens immeubles endommagés.

Lancé au niveau national par le comité de Coordination des laïques catholiques, l’appel à manifestation a été corroboré au niveau provincial par le  CALCC (Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo) au travers une communication lancée au niveau des medias, avant qu’un autre message verbal relativement contradictoire soit lancé un peu plus tard par l’entremise de l’abbé ARSÈNE MUNEMBWE au niveau des certaines radios locales. Connu comme délégué de l’évêque, ce dernier à réussi à fragiliser cette action en évoquant la particularité que connait la Province du Nord Kivu en matière de sécurité, avant de demander aux potentiels manifestants à s’en tenir aux orientations qui seront données par les autorités locales.

 Face à cette contradiction, la ville de Goma s’est réveillée, à la date précitée, dans une atmosphère de confusion où certaines personnes croyaient encore à l’effectivité d’une marche pacifique, d’autres ont par contre choisi de camper à leur domicile au lieu de se rendre sur les lieux d’où devraient partir les manifestations notamment à la Paroisse St Joseph, à la Cathédrale de Goma, comme annoncé dans les communications initiales.

D’entrer de jeu, les enquêteurs largués par le CREDDHO ont renseigné sur un dispositif policier bien armé qui a été placé à l’entrée de la cathédrale ayant empêché les manifestants de s’exprimer : des bombes à gaz lacrymogènes, des balles réelles ont été tirées de 8 heures à 14 heures et une partie des chrétiens a été séquestrée dans les enceintes de la cathédrale.

Le CREDDHO a ensuite observé, lors des tirs des bombes à gaz lacrymogènes par la police, quelques échanges des projectiles entre les manifestants et les policiers regroupés à l’entrée de la cathédrale, avant de constater quelques dommages notamment quelques égratignures sur les bâtiments de la paroisse, le toit de la résidence du Curé de cette paroisse qui résulteraient des jets des pierres et d’autres trous très spacieux qui renseigneraient sur les effets des éclats d’un cocktail molotov.

Après s’etre rendu sur terrain pour faire le suivi des personnes arretées, l’équipe du CREDDHO a reçu une confirmation corroborée par d’autres témoignages venant des sources sures, sur l’existence d’une dizaine des membres de la Lucha détenus aux cachots de la police d’investigation criminelle et deux membres de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), un parti de l’opposition tandis que d’autres personnes arrêtées seraient déjà relâchées selon les allégations de certains agents de la police.

Le CREDDHO ne digère pas bien l’approche utilisée par le pouvoir public pour ce qui concerne la détention d’une catégorie de manifestants dans les cellules de l’unité de police de police et une autre aux cachots de la police d’investigation criminelle pour des raisons inavouées.

Le CREDDHO condamne les répressions de la police face aux manifestants et les arrestations arbitraires enregistrées en RDC et plus particulièrement en ville de Goma et exige la libération des toutes les personnes arrêtées.

Il demande à la justice Congolaise d’enquêter sur les différentes bavures et de punir leurs auteurs.

Telechargez ici la note d'information en version pdf

 

 

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