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Déclaration du CREDDHO relative au climat socio-sécuritaire tendu impliquant certains membres des communautés du territoire de Nyiragongo et de la partie nord de la ville de Goma.

C’est avec beaucoup de tristesse que le CREDDHO est entrain d’observer le climat des tentions entre  les populations habitants le territoire de Nyiragongo et la partie nord de la ville de Goma, qui occasionne déjà des dégâts et d’énormes violations de droits de l’homme.

Le CREDDHO regrette les conséquences néfastes qui découlent déjà de cette situation et qui pourraient toucher tout le monde au cas où la situation perdurait.

Le CREDDHO remercie les autorités pour leur prompte implication, en vue de la régulation de la situation et les encourage à poursuivre cet élan de recherche des solutions profondes aux problèmes qui sont à la base de cette tension.

Le CREDDHO appelle au sens de responsabilité les groupes impliqués, qui déstabilisent non seulement les entités touchées directement, mais également toute la province en général.

Eu égard à ce qui précède, le CREDDHO recommande aux autorités compétentes, chacune en ce qui concerne :

  •  D’imposer une ceinture de sécurité entre les parties au conflit en y instaurant une zone neutre, dont le contrôle sera assuré par les agents de l’ordre;
  • De prévenir et empêcher aux personnes de mauvaise intention, qui tenteraient de traverser pour atteindre et lancer des offensives au camp adverse;
  •  Le CREDDHO insiste sur le fait que pendant la nuit, la discipline militaire et policière soit de rigueur de peur de ne pas envenimer la situation;
  • D’identifier et mettre hors d’état de nuir les instigateurs de la crise en vue de reconquérir la paix pour tous;
  • Le CREDDHO supplie les groupes impliqués dans le conflit de ne pas ouvrir la porte à l’ennemi qui, après nous avoir divisé, profitera plus que quiconque.

 

Fait à Goma, le 12 avril 2021

Le CREDDHO

Trouvez  la version PDF de la DECLARATION ICI

 

RDC : Les manifestations dites anti-MONUSCO au Nord Kivu, le CREDDHO appelle à la responsabilité de la justice !

C’est depuis le 6 Avril 2021, que le go des manifestations populaires a été lancé à Butembo par une synergie d’associations de cette ville dont la veranda Mutsanga, la fédération des entreprises du Congo, quelques mouvements citoyens…et autres leaders locaux qui se disent avoir constaté que certaines ONGs Humanitaires sont à la base de la souffrance de la population dans cette partie de la République Démocratique du Congo, dans le sens que la population se fait égorgée dans les zones où celles-ci sont censées être opérationnelles.

Cet appel a eu des échos favorables de part et d’autres sur l’étendue de la ville, avant de s’étendre sur d’autres territoires, villes et entités voisines telles que Beni, Lubero, Kasindi et Goma… où les manifestations se sont déroulées également, bien qu’émaillées de beaucoup d’incidents.

Réagissant aux manifestations ANTI-MONUSCO, le CREDDHO vient de produire un communiqué appelant à laresponsabilité de la justice et d'autres acteurs clés, chacun en ce qui les concerne.

Il encourage les manifestants dont les Droits sont violés de dénoncer et de porter plaintes. Il appelle en même temps les organisations œuvrant dans le domaine de Droits de l'Homme et mécanisme de protection d'être prêtes à accompagner les victimes.

En effet, des débordements et différentes violations ont été observées sur le terrain pendant lesdites manifestations ce qui a amené le CREDDHO a pensé:

  • Qu’il y a besoin d’un dialogue sincère et ouverte entre les organisations humanitaires et les populations des zones où elles sont opérationnelles pour renforcer la confiance ;
  • Que les manifestations en cours constituent une interpellation à capitaliser par le Gouvernement congolais pour tirer des leçons et améliorer les conditions de vie de la population et en particulier les conditions socio-sécuritaire en collaboration avec ses partenaires ;

Le CREDDHO a appelé :

1° la police

  • A faire son travail avec un sens humain élevé et le professionnalisme, lorsqu’elle réagit aux manifestations pacifiques. De bien encadrer les manifestations que de les réprimer en violations des plusieurs instruments juridiques internationaux, nationaux et locaux notamment la Déclaration Universelle des Droits Humains, la Declaration des Nations Unies de 1998, …la charte Africaines de Droits de l’Homme, la constitution de la RDC et l’Edit portant protection des Défenseurs des Droits Humains au Nord Kivu ;

2° la justice :

  • A engager des poursuites contre les violateurs des Droits Humains, plus particulièrement certaines actions flagrantes qui méritent une sanction exemplaire au regard de la loi ;

3° le Gouvernement congolais :

  • A tout mettre en œuvre pour assurer l’efficacité de l’armée sur le terrain et au niveau de leur trait de vie, en lui assurant une bonne administration et conditions logistiques. D’accélérer le processus de l’identification des militaires et de mettre en écart les éléments soupçonnés d’être impliqués dans l’affairisme ou toute autre mission incompatible avec celle de l’armée.

la cour pénale Internationale :

  • D’ouvrir des enquêtes et dossiers judicaires contre les auteurs des massacres à l’Est de la République Démocratique du Congo et ceux de Beni en particulier, leurs complices, commanditaires et auteurs moraux.

5° Les manifestants légaux victimes de violations des Droits Humains

  •  De dénoncer sans complaisance, les différents auteurs dissimilés des violations dont ils sont victimes.

6° Les organisations de la société civile et mécanismes de protection de Défenseurs des Droits de l’Homme:

  •  D’accompagner les plaintes des victimes et d’assurer leur assistance sollicitée. 

 

Le CREDDHO

Trouvez ici le communiqué redigé dans ce cadre;

 

Nord Kivu-Territoire de Rutshuru : L’actualité du mois de Mars 2021 toujours dominée par l’insécurité généralisée.

A travers ses activités de monitoring menées, qui se poursuivent encore, le Centre de Recherche sur l'Environnement, la Democratie et les Droits de l'Homme, CREDDHO, a enregistré une trentaine de cas de violations des Droits de l’Homme liées à l'insecurité qui ont été recueillies dans le territoire de Rutshuru, en Province du Nord Kivu.

Dans une note d’information publiée par le CREDDHO et partagée sur différents medias, un échantillon violations de Droits Humains dont quelques cas des tueries et autres atteintes aux Droits Humains ont été soulevés pour le seul mois de Mars 2021.

Signalons que ces informations ont été recueillies grâce à la participation des membres des différentes communautés locales dont certains citoyens engagés à promouvoir et défendre les Droits Humains.

Vous pouvez consulter la note en cliquant à ces liens

 

 

Quand les communautés locales s’approprient les projets initiés par le CREDDHO !

Dans le but d’atteindre l’un de ses 4 objectifs fixés dans son plan stratégique 2019-2023, qui est celui qui vise à contribuer à la promotion de la culture démocratique au sein de la population du Nord Kivu, le CREDDHO mène, depuis janvier 2019, une compagne de mobilisation communautaire sur la bonne gouvernance et la citoyenneté responsable, en territoires de Rutshuru et Nyiragongo.

 

Dans cette optique, en collaboration avec la population, le CREDDHO a mis en place des structures à base communautaire dénommée « Noyaux de légitimité » ayant pour rôle principale, de faire assoir la culture de redevabilité entre la population et les organes des décideurs ainsi que les organes délibérants, l’un des princes majeurs de la bonne gouvernance. C’est ainsi que dans le souci de rendre redevable les élus locaux et provinciaux ainsi que l’exécutif provincial, les membres des noyaux de légitimité des Chefferie de BWITO/Territoire de Rutshuru et de BUKUMU/Territoire de Nyiragongo ont initié des actions de plaidoyer relatives aux problèmes majeurs freinant le développement de leurs entités respectives, qui sont, l’eau pour Nyiragongo et l’urbanisation et le lotissement de la cité de Kibirizi pour Bwito/Rutshuru.

 

Kibirizi dans la collectivité de Bwito, territoire de Rutshuru!

 

 Pour le cas de Kibirizi, une pétition a été initiée, signée par les communautés et déposée auprès du Gouverneur de la Province du Nord Kivu, en date du 06 juillet 2020, avec copie à l’Assemblée provinciale, connu comme l’organe délibérant de la Province. L’objectif pour cette activité était d’amener les organes à prendre, le plus vite possible, des dispositions idoines aux préoccupations des populations, longtemps non répondues et reprises dans la pétition.

 

Plusieurs séances de suivi conclues par des entretiens avec les responsables de ces deux organes ont fini par décrocher un résultant partiel, prometteur d’espoir pour la cité de Kibirizi. 

 

En date du 25 juillet 2020, en réponse à la pétition sur le lotissement et l’urbanisation de Kibirizi, une délégation provinciale composée du Ministre Provincial des affaires foncières, l’équipe du service de cadastre, de l’urbanisme ainsi que les députés provinciaux ressortissants de Bwito, avait été dépêchée dans la cité de Kibirizi pour différentes consultations avec toutes couches de la population (société civile, chefs terriers, les cadres de base, les autorités locales, etc.) y compris les victimes dudit lotissement, dont les parcelles se trouvent dans les zones ciblées par exemple pour des avenues, des places vertes ou des marchés, ect. 

 

A l’issu de ces consultations, il a été retenu consensuellement, par les membres de la délégation et les populations consultées, ce qui est signe d’un début de faire participer la population à la gestion de la chose publique, les décisions suivantes :

 

Photo de replacement des bornes lors de la descente à Kibirizi pour la carthographie par la deleguation gouvernementale.

 

Les chefs terriers se sont engagés à baisser le prix des parcelles selon les axes afin que les victimes aient la facilité de s’en procurer aux prix abordables, cela à travers un règlement d’ordre intérieur (ROI) mise en place par les parties prenantes, pour cette cause et   qui stipule à son article 4, que les prix ci-dessous seront fixés selon les axes pour une parcelle de 20m/25m : A l’Est : 100$, A l’Oust : 200$, Au Nord ; 250$ et Au Sud : 80$.

 

Photo travaux de mesurage lors de la descente à Kibirizi pour la carthographie par la deleguation gouvernementale.

  • La cartographie de l’agglomération qui pourra servir pour ressortir le planchée a été effectuée ;
  • Les endroits pour tracer les avenues, les rues, … ont été identifiés et les signaux ainsi que les bornes y ont été fixés pour être connus de tous;
  • Il a été accordé un délai consensuel de 2 ans aux victimes dont les parcelles se sont retrouvées dans des endroits ciblés, pour qu’au cours de cette période elles achètent d’autres parcelles et y construire des maisons à leurs propres frais, selon le pouvoir d’achat de chacun, en inspiration des prix fixés consensuellement ci-dessus. Ceci conformément à l’article 7 du Règlement.

Le CREDDHO

Pour plus d'informations contactez nous au: 

49,  avenue UVIRA, sur la route de l’ULPGL, en face de Tropicana Village, Quartier Himbi II,  Commune de Goma,  Ville de Goma, Province

du Nord-Kivu en RDC. Tél. +243822078694, +243 997703162, +243990557581, E – Mail : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

B.P. 26 Gisenyi / Rwanda, Site web: www.creddho-rdc.org, Twitter : Creddho_ongdh, Page face book: creddho

 

23 ans après sa création, le CREDDHO continue à honorer ses réunions statutaires

Le CREDDHO a tenue sa conférence des membres du 06 au 07/03/2021 au cours de laquelle cette organisation vient de renforcer ses stratégies d’action.Mais également, quelques jours avant ladite conférence,  ses membres ont eu à évaluer le niveau de mise en œuvre du plan stratégique lié aux cinq dernières années écoulées.

Soucieux de bien accomplir sa mission de contribuer au respect progressif des Droits universellement reconnus et dont les activités se poursuivent en Province du Nord Kivu et en RDC en général, les membres effectifs de CREDDHO ont jugé bon de s’arrêter, afin de réévaluer ses forces et faiblesses et de réfléchir sur quelques mesures de mitigation pour espérer palier aux défis du moment.

Il a été reconnu, que des avancées très significatives ont été réalisées par cette organisation qui est au service de la communauté depuis 1998 et des gros résultants ont été identifiés quant à ce.

Ses membres ont été unanimes sur le fait que les recommandations prises au cours de cette grande réunion statutaire devraient  être mises en œuvre à partir de ce jour même, car étant de nature à influer positivement sur le fonctionnement de l’organisation et impacter positivement sur la situation des Droits de l’Homme et l’Etat de droit en général, au niveau des populations situées dans la zone d’intervention du CREDDHO.

Il a été émis le vœux de voir cette organisation qui a significativement contribué à soulager plusieurs victimes des violations des Droits Humains depuis sa création, bénéficier d’un accompagnement sans relâche de partenaires tant nationaux qu’internationaux, au regard surtout de la croissance de la demande découlant du contexte sociopolitique continuellement tendu en RDC.

Ainsi la consolidation des différents partenariats existants et la création d’autres, pourront figurer parmi les priorités du quinquennat à venir en vue de répondre efficacement aux besoins des bénéficiaires.

Signalons en fin que, cette conférence a le mérite d’avoir marqué un nouveau départ et d’avoir pallié aux petites reproches pouvant résulter tant des partenaires que des bénéficiaires.

Le CREDDHO