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Eruption volcanique du Nyiragongo : 3 enfants retrouvent leurs familles après 15 jours de séparation

Kahindo Nyota Martha fait partie des personnes durement affectées par l'éruption volcanique du Nyiragongo le 22 Mai 2021. Cette de trois enfants a perdu sa maison et tous ses biens lors de la coulée de la lave au quartier Buhene en chefferie Bukumu, territoire de Nyiragongo. Elle et ses 3 enfants ont dû trouver refuge chez un membre de leur famille en ville de Goma. Mais face à la persistance de la menace d'une nouvelle éruption et aux tremblements de terre intenses, Nyota a dû se déplacer une nouvelle fois vers Kiwanja mais sans son fils Yves Muhindo Mahamba, âgé d'à peine 10ans. Dans la débandade de l'évacuation de la ville ordonnée par le gouverneur de la province le 27 mai 2021, Yves Muhindo Mahamba s'était joint à deux autres jeunes garçons de son âge et se sont tous retrouvés le lendemain en commune de Kirumba, à environ 160 km de la ville de Goma. « La tristesse de perdre et mon patrimoine et mon fils ainé était insupportable » se rappelle-t-elle.

A Kirumba, les 3 jeunes garçons ont été conduits au bureau de l'autorité locale le 28 mai 2021 qui ont immédiatement commencé au bureau local du CREDDHO qui fait partie des structures locales protégées les enfants. Yves Muhindo Mahamba, Meschack Hakizimwami Surumwe (11ans) et Franck Mumbere Mirevo (11ans) ont été pris en charge intégralement par le CREDDHO pendant 15 jours. Le CREDDHO a également entrepris des enquêtes en territoire de Nyiragongo et en ville de Goma d'identifier les parents et établir le lien avec leurs enfants. Le 07 juin 2021, l'identification avec tous les parents a enfin été effective. Le 10 juin 2021, les trois enfants ont été ramenés auprès de leurs familles respectives avec l'accompagnement d'un encadreur des enfants du CREDDHO-Kirumba. Parents, autorités de base, voisins, ont tous assistés au retour des enfants avec joie, applaudissement et admiration. « Toute ma vie, je n'ai jamais été à Kirumba où mon fils s'est retrouvé à la suite de l'éruption volcanique. Ça en dit long sur le stress que j'ai ressenti en apprenant que mon fils est à Kirumba. Je ne sais pas comment remercier le CREDDHO qui m'a aidé à prendre soin de lui et à me ramener . J'ai certes perdu tout mon patrimoine mais le simple fait de revoir mon enfant me comble d'espoir en l'avenir » a déclaré madame Nyota en serrant dans ses bras son fils Yves fraichement revenu.

Remise de Meschack Hakizimwami Surumwe (11ans) à ses parents à son domicile le 11 Juin 2021 par le CREDDHO. 

 

 

 

 

 L'éruption volcanique du Nyiragongo la soirée du 22 Mai 2021 et les mouvements des populations qu'elle a entraînés ont occasionné la séparation d'au moins 1300 enfants avec leurs familles. Le CREDDHO a assuré la prise en charge (logement, restauration, soutien psychologique) et faciliter la réunification de 3 d'entre eux avec leurs à Goma et Nyiragongo. Dans une province en proie aux conflits armés depuis des années et à la pauvreté, les enfants sont le plus souvent exposés à divers abus et leurs droits sont bafoués au Nord Kivu. À travers son programme de protection de l'enfance, le CREDDHO s'emploie à soutenir les efforts des autorités congolaises et des acteurs non étatiques en vue de garantir le bien être, le développement et l'épanouissement intégral aux enfants.

Une meilleure gestion de la Concession forestière de Kyakaba-Bolema en perspective

Dans le cadre du programme GLA2 financé par l'UICN-Pays-Bas et axé sur la gestion durable et inclusive des forêts de la RDC pour atténuer et s'adapter au changement climatique, en respectant les droits de l'Homme et en économisant les moyens de subsistance des communautés locales et des peuples autochtones, le CREDDHO a organisé un atelier de renforcement des capacités sur la gestion de la Concession Forestière des Communautés Locales (CFCL) dans la salle de réunion du bureau du secteur Ruwenzori à Mutwanga du 07 juin au 08 juin 2021. This séance de travail a réuni les membres des organes de la CFCL KYAKABA -BOLEMA, les chefs des camps des peuples autochtones pygmées de Bahatsa, les cadres administratifs de base et quelques acteurs de la société civile du secteur Ruwenzori.

Pendant deux jours, les participants ont été édifiés sur le cadre légal, réglementaire et stratégique de la foresterie communautaire en RDC, les modes de gestion de la CFCL, les rôles de la société civile dans la mise en œuvre de la foresterie communautaire ainsi que la contribution des communautés locales dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique. A l’issue des exposés interactifs et des travaux en groupe, les participants ont pris connaissance des opportunités économiques, écologiques et sociales offertes par la foresterie communautaire ainsi que du rôle de chaque organe de gestion de la Concession forestière de la communauté locale. Ils ont également noté que la stratégie nationale de foresterie communautaire et l’arrêté N°025/CAB/MIN/ECD-DD/CJ/00/RBM/2016 du 09 février 2016 sur la gestion et l’exploitation de la CFCL sont timidement mis en œuvre dans la CFCL Kyakaba-Bolema.

Les participants ont ainsi pris engagement d’œuvrer en faveur d’une meilleure gestion de la CFCL de KYAKABA-BOLEMA à travers l’intégration des pré-requis de la stratégie nationale de foresterie communautaire et de l’arrêté N°025/CAB/MIN/ECD-DD/CJ/00/RBM/2016 du 09 février 2016 dans la gestion de la CFCL Kyakaba-Bolema, l’implication de la société civile, des cadres administratifs de base et des peuples autochtones pygmées de Bahatsha dans la gestion de la CFCL KYAKABA-BOLEMA, l’orientation des activités du CFCL vers l’éducation environnementale des communautés, la réalisation d’un éventaire forestier complet dans la CFCL KYAKABA-BOLEMA ainsi que la participation active à la documentation et la dénonciation des crimes environnementaux commis dans et autour de cette CFCL et du Parc National des Virunga. Une déclaration publique a été signée par les participantes et approuvée par l’autorité locale pour formaliser les engagements pris par les parties prenantes à l’atelier.

La Concession forestière de la communauté locale de KYAKABA-BOLEMA a une superficie de 1300 hectares et est reconnue légalement sur base de l’arrêté provincial N°01/224/CAB/GP-NK/2019 du 11 Avril 2019 portant attribution d’une concession forestière à la communauté locale de Kyakaba-Bolema en secteur Ruwenzori, territoire de Beni. Depuis 2017, le CREDDHO est engagé au coté des peuples autochtones et communautés locales de Beni pour assurer leur participation effective à la gestion des forêts qui les entourent. Le 17 Mars 2018, le CREDDHO a notamment contribué à l’adoption et la mise en place par les communautés locales d’un plan opérationnel de gestion des forêts communautaires du secteur Ruwenzori. L’atelier du 07 Juin et 08 Juin 2021 qui a permis de mettre en place un système cohérent de gestion de la CFCL Kyakaba-Bolema, s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la mise en œuvre de ce plan opérationnel et des efforts du Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les droits de l’Homme à assurer une meilleure protection des écosystèmes forestiers du paysage Virunga.

Les attaques contre les civils à Beni et Ituri doivent cesser !

Kavira Kavunga Euphrasie est une femme mariée de 32 ans habitant le village de Mayimoya ; territoire de Beni en Province du Nord Kivu. Cette mère de deux enfants est également enseignante à l'Institut Mbingi situé dans son village. Le mardi 01 Juin 2021 tôt le matin, Kavira Kavunga Euphrasie s'est rendue comme d'habitude à son lieu de travail habituel. La jeune enseignante n'est jamais revenue. Des assaillants armés identifiés aux ADF (Allied Democratic Forces) par les autorités ont attaqué son village et l'ont tué vers 10heure locale dans la cour de l'école où elle enseignait. 4 autres civils ont été tués au cours de la même attaque.Au moins 42 élèves de l'Institut Mbingi et des écoles primaires Toda, Liva et Huruma ont également été enlevés par les assaillants, avant d'être abandonnés le lendemain au village ChaniChani, situé à 18 km à l'ouest de Mayimoya. Une dizaine de civils seraient toujours en captivité. Depuis 2014, des tueries de masse, des enlèvements, des pillages et des destructions des biens ont été enregistrés en territoire de Beni, Province du Nord Kivu et dans une partie de la Province de l'Ituri. Au moins 108 civils ont été tués en territoire de Beni et en province de l'Ituri en seulement 6 jours soit du 26 mai au 1 juin 2021.

Le CREDDHO condamne fermement l'attaque du 01 juin 2021 au village de Mayimoya. Nous rappelons que les attaques armées contre les civils sont interdites par l'article 13 du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève relatives à la protection des victimes des conflits armés non internationaux et constituant un crime de guerre. Bien plus, l'enlèvement d'enfants et les attaques dirigées contre les écoles constituant des violations graves des droits des enfants en situation de conflit armé. Ces atrocités doivent être stoppées et punies .

Le CREDDHO est fortement préoccupé par la recrudescence des attaques contre les civils dans la région de Beni en province du Nord et en territoire d'Irumu et Djugu en province de l'Ituri, et ce malgré l'état de siège décrété dans ces deux provinces depuis le 06 mai 2021. Nous appelons de ce fait :

1.     Les Services de Sécurité Congolais et la MONUSCO  : à mener des opérations militaires fortes afin d'assurer la protection des civils dans cette zone et neutraliser les bandes armées qui insécurisent la population ;

2.     Les instances judiciaires nationales et internationales  : à mener une enquête indépendante, impartiale, transparente et rapide pour établir les faits et les responsabilités sur les tueries, les enlèvements, les destructions et les pillages perpétrés dans la région de Beni et en Ituri, depuis 2012 et ainsi déclencher un processus de justice et de réparation.

Fait à Goma, le 03 Juin 2021

Le CREDDHO

 

Nos contacts Presse : +24398577859, +243854343370, This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.  

11 pêcheurs du Lac Edouard libérés à Nyakakoma

« Je suis pêcheur, pas un milicien et je tiens à remercier le CREDDHO pour m’avoir aidé à le prouver » a déclaré Bahati Nzoli Célestin, un pêcheur de 45 ans au sortir du cachot des écogardes à Kihangiro le 03 Juin 2021. Célestin et 10 autres pêcheurs étaient soupçonnés de faire partie d’une milice armée qui mène des activités illégales et destructives sur le lac Edouard. Il n’y avait pourtant rien de tel.

En effet, le jeudi 3 juin 2021, la présence des miliciens Mai mai a été signalée dans la zone de Kasalia sur les eaux du lac Edouard en plein Parc National des Virunga. Ces miliciens armés sont responsables d’activités destructrices du Lac Edouard notamment la pêche illicite et la perception illégale d’une taxe hebdomadaire de 15000 francs Congolais auprès de chaque pirogue. L’Unité de Contrôle de la Pêche, une branche de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature qui s’assure du respect de la règlementation de la pêche sur les eaux du lac Edouard a dépêché une patrouille de fouille qui a permis d’appréhender 11 personnes soupçonnées d’être des miliciens. Il ne s’agissait malheureusement que de simples pêcheurs légaux venant de la localité lacustre de Nyakakoma.

Après un long processus conjoint d'identification de personnes arrêtées mené en collaboration avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, le CREDDHO a réussi à démontrer que 7 détenus étaient des pêcheurs légaux résidant à Nyakakoma. Ainsi, ils ont été libérés le 03 Juin 2021 et CREDDHO les a acheminés auprès de leurs familles respectives à Nyakakoma. Le CREDDHO a ensuite entrepris des enquêtes approfondies dans la pêcherie de Nyakakoma sur l’identité de 4 autres personnes restées en détention à Kihangiro. Il s’est avéré qu’eux aussi n’étaient que de pêcheurs légaux de Nyakokoma. Dans une démarche collaborative et convaincante, nous avons pu obtenir leur libération de la part des gestionnaires du lac Edouard.

Depuis sa création, le CREDDHO concourt à la protection de l’environnement à travers l’éducation environnementale, la documentation et dénonciation des crimes environnementaux dans le paysage Virunga. Dans un contexte d’insécurité, la lutte contre la destruction de l’environnement a quelque fois constitué un prétexte pour violer les droits de l’Homme. A travers nos interventions sur terrain, nous sommes engagés au côté des communautés riveraines et des gestionnaires du Parc National Virunga, dans la défense des droits humains et la préservation des moyens de subsistance.

Mettre les femmes au centre de la lutte contre la COVID 19

 

Dans le souci de couper la chaîne de propagation de la pandémie de Corona Virus dans les sites miniers de la province du Nord Kivu en République Démocratique du Congo, le Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les droits de l'Homme, CREDDHO en sigle, a organisé du 26 mai au 28 mai 2021 un atelier de formation sur la lutte contre la propagation de la COVID-19.

Cette séance d'échange de trois jours qui a eu lieu au Centre de Santé de Rubaya a porté sur les notions générales sur la COVID 19 ainsi que les techniques de sensibilisation. Elle a réuni 35 participants, essentiellement des femmes engagées dans la promotion de la santé communautaire, la promotion de l'autonomisation économique de la femme et la défense des droits des femmes.

Définition, symptomatologie, prévention et traitement de la COVID 19

Le premier thème, développé par l’infirmier titulaire du centre de santé Rubaya, a porté sur les informations générales sur la COVID-19. Après avoir dressé l’historique de cette pandémie et la situation épidémiologique aussi bien en RDC que dans le monde, le facilitateur est revenu largement sur la définition et la symptomatologie de la COVID 19, les mesures de prévention de la COVID 19, la prise en charge médicale des patients de la COVID 19 ainsi que l’organisation de la vaccination contre la COVID.

Parlant de la définition et de la symptomatologie de la COVID 19, le facilitateur a précisé que la COVID-19 est une maladie provoquée par une nouvelle souche de coronavirus et qui se transmet principalement par contact direct avec les gouttelettes respiratoires produites par une personne infectée mais aussi à travers les objets souillés. Les principaux signes présentés par la personne infectée sont la forte fièvre, la toux et l’essoufflement. Les patients de la COVID 19 peuvent présenter d’autres signes sécondaires notamment Le mal de gorge, la Rhinorrhée (nez qui coule), la Congestion nasale (nez bouché), le trouble olfactif ou gustatif (diminution ou perte de l’odorat ou du goût), la nausée ou vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales persistantes, … Le facilitateur a ainsi invité les participants à orienter vers le centre de Santé de Rubaya les personnes présentant ces signes afin qu’elles soient testées gratuitement et le cas échéant soignées sans frais.

Parlant de la prise en charge des patients de la COVID 19, le facilitateur a fait savoir qu’elle est gratuite et se fait dans un pavillon spécifique implanté au centre de santé. Il a fait savoir qu’il n’existe jusque-là aucun médicament promoteur face à la COVID 19 mais que les patients positifs reçoivent un traitement symptomatique. Le manque d’un antiviral spécifique pour le traitement de la COVID 19 est un appel au respect des mesures préventives notamment s’éloigner des autres personnes quand on est malade, se couvrir la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement, se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou la cendre, porter un masque, nettoyer fréquemment les surfaces et les objets que l’on touche et se faire vacciner.

Revenant sur la vaccination contre la COVID 19, le facilitateur a fait savoir que le vaccin d’usage dans notre pays est l’Astrazenenca. Les personnes ayant un accès prioritaire au vaccin sont les professionnels de santé et d’autres travailleurs sociaux, les personnes vivant avec les maladies chroniques et les personnes de troisième âge (55 ans et plus). Certaines personnes ne sont tout de même pas éligible au vaccin notamment les personnes âgées de moins de 18 ans, les personnes ayant des antécédents des réactions allergiques ainsi que celles qui ont manifesté un choc anaphylactique lors de l’administration de la première dose.

Une séance de questions-réponses à l’issue de l’exposer a permis d’éclairer les zones d’ombres des participants et de récolter leurs multiples recommandations quant à la conduite de la riposte contre la COVID 19 en RDC. Il a notamment été relevé l’absence du vaccin contre Corona à Rubaya, la limitation forte de la liste de personnes éligibles au vaccin ainsi que le manque de bonnes informations sur la COVID 19 dans la communauté.

 

Communication sur la santé

La COVID-19 étant une maladie contagieuse, son éradication complète nécessite la compréhension et l’engagement de tous les membres de la communauté. De ce fait, les notions apprises sur la COVID 19 doivent non seulement être mise en pratique par les participants mais aussi et surtout être répercutées dans leur milieu de vie habituel. D’où l’importance d’échanger avec les participants sur les techniques de sensibilisation adaptées au contexte de Rubaya.

Comprise comme l’action de rendre une personne sensible, réceptive, active et attentive à quelque chose pour laquelle il n’avait aucune attention auparavant, la sensibilisation, poursuit un objectif de changement qui se situe aussi bien sur le plan individuel que collectif. Dans une démarche interactive, le facilitateur a fourni pas mal d’astuces, des conseils, des moyens, des outils et des orientations à utiliser susceptible de rendre plus efficace une session de sensibilisation. Les participants ont ensuite décrit une liste d’outils et des techniques de sensibilisation pouvant permettre de mobiliser largement la population de Rubaya dans la lutte contre la propagation de la COVID 19. Il s’agit de l’utilisation des outils audio visuels, de la sensibilisation de masse avec distribution des feuillets/dépliants, de l’affichage des panneaux éducatifs, de l’utilisation des médias et de la sensibilisation porte à porte.

A l’issue de l’atelier, les participants ont pris l’engagement de respecter les mesures de prévention contre la COVID 19 et de contribuer à démonter la forte désinformation perceptible dans la communauté au sujet de cette maladie. Ils se sont également engagés à accompagner les efforts mis en œuvre par les autorités sanitaires et leurs partenaires dans le combat contre la propagation de la pandémie de Corona Virus à Rubaya. Un accompagnement du CREDDHO et d’autres partenaires dans la promotion de la santé a été sollicité en vue de matérialiser un plan de sensibilisation efficace sur la COVID 19 à Rubaya.

En raison de la forte promiscuité, du faible accès à l'eau, à l'information sanitaire et aux soins de santé, les zones minières sont élargies face à différentes maladies. Les femmes et les enfants, souvent mis en marge des programmes de santé publique, sont encore plus exposés. Avec l'accompagnement financier de Extractives Global Programmatic Support (EGPS), financé par la Banque Mondiale, le CREDDHO s'emploie à contribuer à la lutte contre la propagation du virus Corona dans les sites miniers, notamment à Rubaya en s'affichant le système de Santé local dans l'éducation sanitaire, le renforcement des équipements de prévention face à la COVID 19 et l'autonomisation économique des communautés locales.