Environnement

Ecogardes du parc des Virunga et population de Kyakaba lors de la matérialisation de la limite

Matérialisation participative de la limite du PNVI à Kyakaba

Face aux intrusions humaines dans le parc national des Virunga et la destruction des cultures des riverains par des animaux venant de cette aire protégée, les écogardes et la population locale agissent ensemble. Les deux parties ont notamment entrepris des activités communes de matérialisation participative de la limite du PNVI en localité Kyakaba à travers la plantation des bambous. Ces activités soutenues par le CREDDHO augure l’espoir d’une cohabitation pacifique entre les gestionnaires du parc national des Virunga et les communautés locales.

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Kasindi: Vers une résolution du conflit de limite du Parc National des Virunga

Le 21 Septembre 2022, des altercations violentes ont opposé les écogardes aux agriculteurs ayant envahi le parc national des Virunga. Au cours de cet incident, un agriculteur a été tué par balle et un écogarde blessé. Le poste local de patrouille de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a également été incendié et plusieurs infrastructures de conservation ont été vandalisées. Cet incident violent est le dernier reflet des tensions persistantes entre gestionnaires du parc national des Virunga et populations locales au sujet de la limite de cette aire protégée. 
Alors que l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature considère le quartier Congo Ya Sika comme faisant partie intégrante du Parc, les communautés locales allèguent que cette entité fait partie de la commune de Kasindi. Bien que toutes les parties s’accordent sur le fait que la limite légale entre le parc et la commune est la route carrossable, elles ne sont pas d’accord sur la localisation exacte de cette route. Depuis 2017, le CREDDHO est résolument engagé dans un processus de résolution pacifique de conflits de limite ainsi que le renforcement de la cohabitation pacifique entre les communautés locales et les gestionnaires du Parc. Bien que beaucoup reste à faire, les actions du CREDDHO ont permis de renouer le dialogue entre les différentes parties prenantes et poser les bases d’une résolution définitive des conflits dans la zone. 

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RDC: l’exploitation pétrolière dans les aires protégées préjudicie l’Humanité et les Communautés locales

Le CREDDHO est vivement préoccupé par la poursuite du processus d’attribution des blocs pétroliers situés dans les aires protégées en violation des lois de la République et des engagements internationaux pris par notre pays en matière environnementale. En effet, les blocs pétroliers 4 et 5 se retrouvent dans le parc national des Virunga, créé en 1925. Cette importante aire protégée est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. Elle abrite le dernier bastion des gorilles de montagne et le lac Edouard qui constitue l’unique moyen des substances de la population riveraine.   Le CREDDHO tient à rappeler à l’intention des autorités Congolaises que l’exploitation du pétrole dans les aires protégées viole les engagements internationaux pris par le pays, les lois nationales et risque de compromettre les moyens de subsistance des communautés locales. En effet, comme n’a cessé de le rappeler le président de la République, la RDC est un pays solution face à l’urgence climatique. A ce titre, au terme de la COP26 à Glasgow notre pays a réitéré son engagement de réduire la pression sur les forêts en développant une politique et stratégies orientées vers l’immense potentiel en énergie propre et renouvelable.    Par ailleurs, la loi N°15/012 du 01 août 2015 portant régime général des hydrocarbures à son article 155 ainsi que les articles 25 et 74 de la loi N°14/003 du 11 Février 2014 sur la conservation de la nature interdisent sans équivoque les activités d’hydrocarbures dans les aires protégées et punissent ceux qui les réalisent et autorisent. Enfin, sans créer une véritable économie locale durable, l’exploitation pétrolière dans le Parc national des Virunga pourrait détruire de manière irréversible le Lac Edouard qui constitue la source des moyens de subsistance pour des millions des Congolais qui l’entourent. C’est d’ailleurs pour cette raison que la firme Britannique SOCO, poussée par la contestation populaire, avait mis fin à toute activité pétrolière dans le parc National des Virunga en juin 2014 en dépit de l’existence de l’ordonnance N0 10/044 du 18 juin 2010 autorisant l’exploitation du pétrole dans le Blocs IV et V du rift Albertin touchant du Parc National des Virunga estimée en 172075 Hectares soit 21% et toutes les limites du lac Edouard/partie Congolaise.    Au vu de ce qui précède, le CREDDHO invite les autorités Congolaises à respecter les prescrits légaux et les engagements internationaux en matière de conservation de la nature dans le processus d’attribution des blocs pétroliers. Plus particulièrement, nous appelons le président de la République, les membres du gouvernement chacun en ce qui le concerne à :  Annuler le processus d’attribution des blocs pétroliers situés au sein des aires protégées en République Démocratique du Congo et abroger toutes les dispositions du décret N° 10/040 du Juin 2010 créant les blocs pétroliers dans le Parc National de Virunga, Explorer et promouvoir l’investissement dans des secteurs comme le tourisme qui, jusqu’à preuve du contraire peut générer des moyens financiers pour permettre au gouvernement congolais de réaliser des projets de développement durable sans compromettre les droits des générations futures. Il est possible de concilier développement et conservation de l’environnement.   

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Nos Projets

1. 2012-2015 : Accompagnement des communautés du Nord-Kivu pour la revendication des droits sociaux économiques  liés à l’exploitation des ressources naturelles  Le CREDDHO, de part sa mission, voudrait informer les communautés locales des normes environnementales  afin de les amener à revendiquer les bénéfices économiques résultant d’une exploitation des ressources naturelles conformes à ces normes. Pour atteindre cet objectif, le CREDDHO mène les actions suivantes à Walikale, Nyakakoma, Vitshumbi et Goma : Les compagnes de la vulgarisation de politiques et textes des lois sur l’exploitation des ressources naturelles dans le strict respect de l’environnement ; Le monitoring des violations des droits sociaux économiques liées à l’exploitation de ressources naturelles  et des fortes compagnes de plaidoyer auprès des décideurs; Formation des de moniteurs permanents (para-juristes environnementaux) au sein des communautés qui, au-delà de la période couverte par le projet, seront à mesurer d’accompagner les communautés locales dans la gestion durables des écosystèmes. Ces actions couplées à la solidarité internationale et nationale avec d’autres intervenants aboutiront à une gestion durables des ressources halieutiques par les communautés vivant  autour du lac Edouard, au respect des normes de traçabilités dans la commercialisation  des minerais exploités au Nord-Kivu, à la prise en compte des besoins sociaux et économiques de base des communautés dans l’utilisation des fonds générés par les ressources naturelles. Ce projet bénéficie de l’appui financier de IUCN/Pays Bas.       2. CONTRIBUTION A L’INCLUSION DES COMMUNAUTES LOCALES ET PEUPLES AUTOCHTONES DANS LA GESTION DES FORETS, A TRAVERS LE RESPECT DES DROITS HUMAINS ET LA PRESERVATION DE LEURS MOYENS DE SUBSISTANCE   Deuxième plus vaste massif forestier au monde après l’Amazonie au Brésil, les forêts de la République Démocratique Congo ne sont pas à l’abri de la déforestation à grande échelle. D’un côté, il y a des opérateurs économiques internationaux et nationaux qui dévastent des étendues considérables de forêts à la recherche des bois d’œuvres et autres ressources forestières sans réelles mesures compensatoires en terme de reboisement et  de soutien socio-économique des communautés locales affectées par la déforestation. D’un autre côté, il y a des communautés locales qui, à travers des mauvaises pratiques culturales (agriculture itinérante sur brulis, déforestation complète des champs, …) et le recourt général au bois comme source d’énergie, contribuent à dévaster les forêts. Ainsi, les effets du changement climatique sont de plus en plus ressentis (inondations, sècheresse, érosion du sol, …) et les moyens de subsistance des communautés sont largement menacés (faible productivité agricole, baisse du potentiel halieutique du Lac Edouard, …). Dans le paysage Virunga par exemple, des communautés confrontées à une baisse croissante de leurs moyens de subsistance se tournent vers des activités de prédation des ressources naturelles du Parc National des Virunga.    Grace à l’appui financier et technique de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, UICN-NL, le CREDDHO met en œuvre le projet « Contribution à l’inclusion des communautés locales et peuples autochtones dans la gestion des forêts, à travers le respect des droits humains et la préservation de leurs moyens de subsistance ». Ce projet vise à renforcer la gestion durable et inclusive des forêts de la RDC pour atténuer et adapter le changement climatique, respecter les droits de l’homme et préserver les moyens de subsistance des communautés locales et des peuples autochtones dans le paysage Virunga. Il est mis en œuvre dans le Paysage Virunga, spécifiquement dans la région de Beni (Kyavinyonge, Kyondo, Burusi-chabirimu, Kasindi/Lubiriha, Mutwanga/Bahatsa, Beni ville) et en groupement Binza dans le territoire de Rutshuru. A travers les activités de renforcement des capacités, de soutien aux activités écologiques et économiques initiés par les communautés locales/peuples autochtones, de documentation et suivi des violations des droits Humains et des crimes environnementaux ainsi que d’éducation environnementale, le CREDDHO espère renforcer la participation des communautés à la conservation, relever les moyens de subsistance des communautés locales/peuples autochtones et atténuer la pression humaine sur les écosystèmes du parc National des Virunga.    Les activités menées par le CREDDHO dans le cadre du projet « Contribution à l’inclusion des communautés locales et peuples autochtones dans la gestion des forêts, à travers le respect des droits humains et la préservation de leurs moyens de subsistance » s’inscrivent dans le cadre du programme GLA2 « Les forêts pour un avenir meilleur ». Ce programme est axé sur la gouvernance et la gestion des terres par les communautés locales/peuples autochtones, le respect des droits humains et la participation à des mouvements sociaux à la protection de l’environnement ainsi que la prise en compte des préoccupations environnementales des citoyens par l’ensemble des acteurs du secteur agroalimentaire, minier et de l’énergie. Le programme GLA 2 est financé par UICN-NL et mis en œuvre par un consortium de 7 organisations notamment CREDDHO, FECOPEILE, ACEDH, CEPED, FDAPID ; IDPE et TROPENBOS RDC.   

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Nos activités et résultats

Le CREDDHO a, depuis sa création, contribué à : La Vulgarisation des lois et politiques sur l’Environnement; Le monitoring  de l’exploitation des ressources halieutiques sur le lac Edouard; Protection et promotion des droits sociaux économiques des populations riveraines du parc  national de virunga; Campagne de sensibilisation des creuseurs artisanaux sur l’impact environnemental de  l’exploitation des minerais dans les carrières minières  de BISIE, Omate (Walikale),  Bibatama (Territoire de Masisi); Plaidoyer au niveau national et international pour  la gestion durable des ressources  naturelles, plus particulièrement la traçabilité et la     transparence des minerais de l’Est  de la RDCongo.  

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