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RDC-Goma : Après le préavis du 19 Septembre, le carton Jaune vient d’être livré au Régime Kabila pour avertissement !

C’est dans un climat serein que les cartons jaunes dits de « dernier avertissement » destinés à Joseph Kabila ont été remis au Pouvoir Exécutif Provincial du Nord Kivu à l’issu d’une manifestation qui s’est déroulé dans différentes Provinces de la RDC ce 19 Octobre 2016.

A Goma, les manifestants qui ont répondu favorablement à l’appel lancé par le rassemblement des forces de l’opposition politiques du Nord Kivu ont débouchés de tous les coins de la ville avant de se rassembler au rond point entrée Présidentielle qu’ils ont considéré comme point de départ.

Ceux-ci ont eu comme message principal l’annonce de fin du mandat de Kabila qui doit prendre fin d’ici le 19 Décembre 2016.

Avant d’atteindre son point de chute qui était le bureau du Gouverneur situé au musé, cette manifestation a été dispersée par une forte cohorte policière placée à quelques mètres de la destination, celle-ci a lancé de grenade lacrymogène qui ont dispersées les manifestants.

L’endurance a fait que certains manifestants arrivent au point de chute avec leur message à mains après que des pourparlers soient menés entre les leaders de l’opposition et les éléments de la police.

Quelques arrestations n’ont pas manqué d’être signalées parmi les manifestants qui ont tenté de bousculer les policiers placés les longs des artères dans les quartiers et avenues.

Le CREDDHO n’encourage pas toute forme de violence qui a été observé qui, selon lui, illustre un manque de tolérance de la part des services qui sont censés encadrés les manifestants .

Le CREDDHO reconnait tout de même une participation des mineurs d’âge à ce type de manifestation. Chose qui ne pas souhaitable et qui, parfois serait à la base des certains troubles et autres comportements immatures qui s’observent parmi les manifestants, notamment jet de pierres sur la chaussé et autres.

Signalons que cette manifestation vient de se dérouler dans un contexte où un accord vient d’être signé, un jour avant, entre le régime Kabila et une frange de l’opposition dite modérée mais considérée comme manipulée et/ou débauchée par une certaine opinion congolaise qui ne jure que par le respect de la Constitution.

Ce qui est vrai, dans tous les combats Démocratiques c’est le camp du peuple qui finit par l’emporter, il suffit que celui-ci comprenne qu’il est appelé à être, lui-même, artisan et propriétaire de sa destiné.

Le destin d’un peuple ne peut être hypothéqué pour des intérêts individuels, juste un moment d’observation et la réalité à affronter va se profiler en face, attendons voir…

 

La présence des groupes armés sur le littoral du Lac Édouard, une menace contre les communautés locales et les écosystèmes !

Les miliciens «Maï Maï » qui ont occupé la zone littorale du lac Édouard depuis plusieurs mois font la loi parmi les populations riveraines qui se disent fatiguées des représailles dont elles sont victimes de la part de ces bandes armés. Le responsable de ce groupe dénommé Alliance des Forces de Résistance Congolaise, AFRC en sigle, serait un certain Charles BOKANDE.

Intimidations, extorsions de la production des poissons, arrestations arbitraires et rançonnement de populations à travers des taxes illégales, telles sont des violations récurrentes commises par ces groupes rebelles contre ces communautés riveraines du Parc des Virunga.

A titre illustratif, ce lundi 10/10/2016 ces rebelles auraient emportés 10 moteurs hors bords dont 6 de la RDC et 4 de l’Uganda qui ont ensuite, été restitués aux propriétaires moyennant une rançon.

Érigé à « maître >> ce groupe va jusqu'à instituer des taxes dont le coût varie entre 10 000FC et 30000FC à payer par pirogue, avec des amendes allant jusqu’à 150000FC. Toute pirogue qui ne s'acquitte pas des redevances établies ou qui pratiquerait la pêche sans disposer d'un jeton qui l’autorise subit des représailles.

Pour rappel, c’est depuis le début du mois d Avril 2016, que ce groupe a pris d'assaut la partie Sud-est du Lac Édouard en territoire de Rutshuru où il a érigé son bastion.

Il y a plusieurs jours depuis que des affrontements avaient opposés ce mouvement d’une force conjointe FARDC et Gardes de Parc, qui avait réussi à déloger momentanément celui-ci, curieusement après quelques jours, une trêve inexplicable a été observée par les forces loyalistes.

La population locale se pose autant des questions sur l’attitude des forces armés qui apparente à une démission vis-à-vis de sa mission première qui est conférée.

Face à cette situation, le CREDDHO projette une rencontre de plaidoyer avec le 34e Région militaire pour chercher en savoir plus de la réalité qui se cacherait autour de ce silence absolue manifesté par les forces loyalistes devant ces groupes armés qui représentent une menace plausible auprès des communautés locales et les écosystèmes du Parc de Virunga.

 

RDC - Goma: Un préavis signifié à Joseph Kabila à l’occasion d’une marche populaire pacifique !

Un appel a été lancé par la coalition des forces politiques pour l’alternance en RDC demandant à la population de Goma d’effectuer une marche pacifique dite de préavis, visant à interpeller le Président Joseph Kabila sur son second et dernier mandat à la tête de l’État, lequel doit intervenir d’ici le 19 /12/2016. Et en réaction, une grande partie de la population a répondue favorablement.

Tout d’abord, ce sont les boutiques et marchés qui ont été fermés, ce qui a provoqué un faible mouvement de circulation, avant que d’autres secteurs d’activités soient affectés. C’est ainsi qu’un faible engouement a été observé au sein de la quasi-totalité d’activités habituelles.

Vers 10heures, une foule rassemblée autour des leaders de forces de l’alternance a assiégé le rond point dit signers, avant de débuter une marche en destination du bureau de la CENI, où était prévues des actions de remise des urnes à la CENI et une simulation de vote qui symboliseraient, selon les leaders de l’opposition, un rappel à la CENI de réaliser ses activités dans le délai prévu, notamment celles de convocation de l’électorat et de l’organisation des elections.

Pourtant bien annoncée, la manifestation n’a pas abouti aux actions finales telles que prévues et annoncées à la presse, étant donné les barrières infranchissables qui ont été érigées par une forte cohorte de la police qui a empêché les manifestants à accéder dans les enceintes du bureau de la CENI considérées par ces manifestants comme point de chute.

Angoissés par ce fait, quelques esprits surchauffés parmi les manifestants qui ont exprimé leur intention de pénétrer de force ce lieu, ont été calmés par le commandant de la place qui a subitement expliqué que l’endroit choisi comme point de chute était inviolable.

Signalons que quelques actions ont été menées à environs 10 mètres de la destination prévue, d’où les calicots avec des messages clairs ont été brandis, des slogans et chansons traduisant des convictions politiques et sociales ont été scandés et chantées. Tels que Kabila doit partir, l’alternance s’impose, des tueries on en a assez et autres…

Rappelons que cette manifestation a été organisée alors qu’une franche de l’opposition participe au dialogue politique avec le pouvoir en place, en vue, dit-elle, de la recherche d’un compromis politique pour la poursuite du processus électoral qui doit se matérialiser par l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel.

Une autre partie de l’opposition qui a organisé cette manifestation estime, quant à elle, que la constitution est en voie d’être violée par le pouvoir en place au détriment de l’alternance politique, de la culture démocratique et de l’intérêt de la population en général.

Légalement, la constitution de la RDC prévoit que les élections doivent être organisées au plus tard le 19 Décembre 2016, alors que la convocation de l’électorat devrait intervenir trois mois avant. C’est dans ce contexte d’incertitude liée au respect de la constitution que la dite marche a été organisé.

Ce qui est vrai, le destin d’un peuple ne peut être hypothéqué pour des intérêts individuels, juste un moment d’observation et la réalité à affronter va se profiler en face…

 

VATICAN 5 OCTOBRE 2016 : Une lettre adressée au Pape François lui demande de protéger les défenseurs environnementaux...

Par souci de la violence croissante contre les défenseurs de l'environnement, une coalition de 76 organisations de défense des droits humains et environnementaux de 19 pays demande au pape de se tenir debout pour leur protection.

Dans une lettre présentée à François cette semaine, les organisations demandent au pape d'être un patron pour tous les défenseurs de l'environnement qui risquent leur vie en prenant intimement la lutte pour la préservation de la nature, « notre maison commune ».

Les signataires sont préoccupés par l'augmentation de la violence contre les défenseurs de l'environnement. Chaque semaine, trois personnes sont tuées parce qu'ils se lèvent pour la nature. Un plus grand nombre fait face à des menaces, aux intimidations et violences physiques.

Les groupes autochtones et communautés locales sont plus vulnérables, car ils vivent souvent dans des régions éloignées et leurs territoires manquent souvent la protection juridique de l'État.

La violence contre les défenseurs de l'environnement reste souvent impunie. Les signataires craignent que la violence ne fera que croître, si elle n'est pas hautement condamné au plus haut niveau de la politique internationale.

Notre réchauffement climatique et la croissance démographique signifie que les pressions sur les ressources naturelles et du territoire sont appelés à augmenter, ce qui signifie que, sans intervention urgente le nombre de décès que nous voyons maintenant seront éclipsés par ceux de l'avenir.

Pour améliorer la sécurité des défenseurs de l'environnement, les appels de la coalition voudrait que le pape pour condamne la violence contre les défenseurs de l'environnement.

La coalition se compose de 76 organisations de défense des droits humains et environnementaux du monde entier dont le CREDDHO fait parti. Tous sont concernés par cette crise qui croit de plus en plus...

La lettre a été initiée par le Comité national de l'UICN des Pays-Bas (UICN NL). Avec son projet «Défendre les défenseurs de l'environnement», soutenu par la Loterie Code postal néerlandais, l'UICN NL collabore avec Milieudefensie, Amis de la Terre International et Global Witness pour améliorer la sécurité des défenseurs de l'environnement en Colombie, Pérou, République démocratique du Congo, en Indonésie et aux Philippines.

Telecharger la lettre ici.

 

Un atelier pour renforcer les capacités des partenaires impliqués dans la lutte contre les formes modernes !

L’ atelier de réflexion, d’échange et d’information a eu lieu du 08 au 09 aout 2016 à Walikale.

Organisé à l’intention des officiers et inspecteurs de police judiciaire, autorités politico-administratives et acteurs de la société civile du territoire de WALIKALE (Walikale centre, Mubi, Njingale et Bisie), celui-ci a eu comme objectif global de renforcer leurs connaissances, attitudes et pratiques sur la procédure pénale préliminaire en matière de poursuite de présumés auteurs des infractions des formes modernes d’esclavage.

Notons qu’au cours de cette activité la matière apprise a porté sur les connaissances ci-après :

  • Les notions fondamentales sur les formes modernes d’esclavage
  • Les textes juridiques nationaux et internationaux interdisant l’esclavage ;
  • La procédure pénale préliminaire;
  • L’analyse juridique des infractions relatives aux formes modernes d’esclavage

Le CREDDHO se réjouit de constater qu’à l’issu de cette activité, 10 OPJ et IPJ, 2 autorités politico administratives, 2 acteurs de la société civile et 2 membres de comités locaux de lutte contre les formes modernes de Mubi et Njingala, ont vu leurs capacités renforcées sur les matières susmentionnées. Ces acteurs ont développés des plans d’engagements individuels de lutte contre l’esclavage, à travers lesquels ils se sont engagés, selon les compétences de chacun d’entre eux, à :

  • Sensibiliser la communauté de Walikale centre sur les différentes formes modernes d’esclavage,
  • Rechercher les auteurs des infractions relatives aux formes modernes et les transférer au chef de parquet de walikale ;
  • Mener les enquêter sur la prostitution forcée à Walikale centre,
  • Faire la restitution de l’atelier auprès des policiers qui n’ont pas participés,

Signalons qu’une documentation appropriée a été remise aux participants et ces derniers ont promis d’en faire usage en faveur de la lutte contre les formes modernes d’esclavage.

Pour un petit rappel, le CREDDHO maintient une collaboration étroite avec les OPJ et IPJ, autorités politico administratives, acteurs de la société civile et membres de comités locaux que le CREDDHO accompagne dans lutte contre les formes modernes, en organisanten faveur d’eux des séances d’information, formation et de sensibilisation.

Étant donné la problématique liée à la mutation des agents étatiques qui fait que ceux qui étaient déjà formés soient remplacés par d’autres qui n’ont pas assimilé ces types de formation, le CREDDHO s’attèle à assurer une continuité de renfoncement de capacités des nouvelles équipes. Cette stratégie lui permet de maintenir le même élan de connaissance dans les différentes catégories de ces partenaires locaux.

Ainsi dit, l’atelier qui vient de se dérouler est une suite d’une série de formations qui ont été organisée par le CREDDHO au cours des années 2014 et 2015 à MASISI Centre, LUBERO centre et en ville de BENI.

Aujourd’hui à cause des différentes formations assurées par le CREDDHO, les formes modernes d’esclavage qui étaient jadis pratiquées à toute impunité (à cause de leur ignorance par les personnes qui étaient censées dénoncer ou poursuivre leurs auteurs), sont désormais connues les communautés. Les acteurs judiciaires y portent une attention particulière, certaines victimes y résistent et certains auteurs s’en préservent.

Lire un cas typique ici

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