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RDC-BENI : Une émission radio libère trois victimes d’exploitation sexuelle !

Vous serez touché(es) et surpris(es) de constater la controverse que dégage cette narration !

"Kila Jovette, Kilabu Sahani et Kweli Mamy" comme renommées ici, sont toutes des jeunes filles mineures âgées respectivement de 16, 15 et 16 ans. Les deux premières sont ressortissantes du village appelé Nobili et la troisième réside à Mangina, deux villages situés en territoire de Beni à environ une trentaine des Kilomètres de la ville de BENI.

Ces trois filles ont été recrutées depuis février 2017 pour servir dans un café-resto moyennant un montant de 20$ comme salaire mensuel par une dame, tenancier d’un « QG » installé à MANGINA, dont nous taisons le nom pour des raisons de convenance et que nous désignerons par le nom de Madame « HYÈNO » au cours de notre narration.

Contre toute attente, elles ont commencé à faire la prostitution avec des clients imposés par leur patronne. A chaque service rendu dans le cadre de la prostitution l’argent était, de manière générale, payé directement à la patronne qui rétrocédait ensuite une partie à ces filles prestataires. Au-delà cet acte, la patronne profitait de la présence de filles ainsi que leur disponibilité sexuelle pour attirer ses clients.

C’est une émission portant sur l’exploitation sexuelle, animée à la Radio Communautaire PAMBA ZUKA de Mangina par les membres du comité local de lutte contre les formes modernes d’esclavage y installé par le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, qui va reveiller la conscience de ces filles longtemps maintenues dans l’assujettissement. Cette émission va, selon ces victimes, recisciter le sentiment de revolte qui dormait en elles et ça sera un premier pas vers leur réhabilitation.

En date du 25/11/2017, un des membres du comité local va recevoir la visite de la jeune fille "Kila Jovette". L’objet de la visite sera de venir lui exposer le calvaire qu’elles sont en train de subir dans le QG de Madame « HYÈNO ». Soudain, cet animateur communautaire va à son tour saisir les autres membres du comité local et une réunion d’urgence sera convoquée dans laquelle les participants vont décider de saisir le conseil local de sécurité de Mangina.

Saisi, le conseil local de sécurité va confier la mission au commandant de la Police Nationale Congolaise d’interpeler la tenancière du QG, l’auditionner et au cas où il y aurait des indices sérieux de culpabilité, de procéder à son arrestation et au démantèlement du QG. Comme allégués, les faits seront confirmés et leur gravité établie par le commandant de la Police qui va procéder à fermeture dudit QG et l’arrestation de Madame « HYÈNO, après avoir auditionné les deux parties ».

Grace, à ces interventions, les 3 Jeunes filles précitées ont été libérées : Pour le moment, les deux non résidentes de Mangina sont retournés dans leur village et celle de Mangina a été remise à sa famille.  « Quel professionnalisme qui aurait pu être reconnu à ce commandant ? »

Remarquez avec nous que ce commandant mériterait d’être qualifié d’élite, héro, vaillant, … selon les qualifications qui vous conviennent, au cas où il aurait bien fini son travail.

Mais hélas, selon les informations à la disposition du CREDDHO, le Commandant de la Police Nationale Congolaise de Mangina aurait glisser vers l'inacceptable, quelques jours après, en demandant un pot de vin (corruption) pour faire évader le bourreau et la suite de la procédure se serait arrêtée à ce niveau !

Le CREDDHO voudrait croire que vous comprenez comment le travail des organisations de la Société Civile en République Démocratique du Congo contribue à sauver des victimes alors que le contexte dans lequel celles-ci travaillent  et l’état dans lequel justice fonctionne constitue un freinage, non seulement pour le travail des acteurs de la Société civile mais également vis-à-vis de l’action publique.

Le CREDDHO se bat au quotidien contre vent et marée pour restaurer les vies brisées en militant en faveur du respect des Droits Humains et dans le cadre du cas épinglé ci-haut, il ne va pas, une fois de plus, rester insensible mais voudrait faire de son mieux pour que la procédure se poursuive et que justice soit rendue en faveur des victimes susmentionnées.

 Il importe de souligner que l’action dont la narration vous est présentée ci-haut a créé une nouvelle dynamique dans la communauté qui est illustrée par des retombées suivantes:

1. Le comité a abordé 6 autres souteneurs qui exploitaient sexuellement les jeunes filles dans leurs bars, celles-ci ont volontairement libéré les victimes qui étaient dans leurs bars ;

2. La population a félicité le Délégué du Gouverneur de Province et tout le conseil local de sécurité pour son implication dans la fermeture de ce QG et l’arrestation de la présumée auteur et a renforcé la confiance entre les agents de l’Etat et la population ;

3. Le conseil local de sécurité et la société civile ont sollicité et ont obtenu de la part du Commandant district de la Police Nationale Congolaise de Beni territoire la mutation du Commandant de la police Nationale Congolaise de Mangina suite à sa complicité dans l’invasion de Mme HYENO, chose déjà faite ;

 4. Les membres de la communauté ont pris l’habitude de dénoncer les cas des SGBV apparentées à l’esclavage moderne auprès du comité ; 

5. La mère d’une des victimes a déjà adhéré dans la MUSOPEC de Mangina, : « une mutualité d’entraide entre victimes des violences basées sur les genres, initiée par le CREDDHO en complicité avec les communautés locales, grâce à son partenariat avec l’organisation américaine Free The Slaves que nous remercions à cette occasion ».

Le CREDDHO présume votre solidarité aux actions salvatrices qu’il mène en faveur des victimes des differentes violations des Droits Humains. Grâce à l’appui qu’il bénéficie de ses partenaires financiers et techniques, le CREDDHO a restauré plusieurs vies brisées et a contribué pour la sauvegarde de la dignité humaine tout en luttant de manière générale pour l’avènement d’un état de Droit en RDC. Il voudrait également bénéficier d’un appui des personnes physiques comme vous, en termes d’accompagnement et encouragement de son ce travail d’intérêt humanitaire.

 Nous vous encourageons à consulter d’autres articles qui traitent sur des sujets similaires à ces liens :

Restauration des vies brisées à Walikale: Les actions du CREDDHO réhabilitent les survivants des violences basées sur les genres !

Les actions du CREDDHO font renaitre de l’espoir parmi les survivants de violence à Kiwanja !

 

RDC : La marche des laïcs catholiques émaillée des violences au Nord Kivu!

 Au Nord Kivu, l’appel à la marche pacifique lancé à partir de la capitale(Kinshasa) par le comité de Coordination des laïcs catholiques ce 21/01/2018 s’est soldé par des violences. Le monitoring mené par le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO, renseigne sur différents types de violence enregistrés au cours de  ladite manifestation dont une dizaine de personnes arrêtées, au moins 6 blessés, des cas de personnes torturées puis relâchées et quelques biens immeubles endommagés.

Lancé au niveau national par le comité de Coordination des laïques catholiques, l’appel à manifestation a été corroboré au niveau provincial par le  CALCC (Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo) au travers une communication lancée au niveau des medias, avant qu’un autre message verbal relativement contradictoire soit lancé un peu plus tard par l’entremise de l’abbé ARSÈNE MUNEMBWE au niveau des certaines radios locales. Connu comme délégué de l’évêque, ce dernier à réussi à fragiliser cette action en évoquant la particularité que connait la Province du Nord Kivu en matière de sécurité, avant de demander aux potentiels manifestants à s’en tenir aux orientations qui seront données par les autorités locales.

 Face à cette contradiction, la ville de Goma s’est réveillée, à la date précitée, dans une atmosphère de confusion où certaines personnes croyaient encore à l’effectivité d’une marche pacifique, d’autres ont par contre choisi de camper à leur domicile au lieu de se rendre sur les lieux d’où devraient partir les manifestations notamment à la Paroisse St Joseph, à la Cathédrale de Goma, comme annoncé dans les communications initiales.

D’entrer de jeu, les enquêteurs largués par le CREDDHO ont renseigné sur un dispositif policier bien armé qui a été placé à l’entrée de la cathédrale ayant empêché les manifestants de s’exprimer : des bombes à gaz lacrymogènes, des balles réelles ont été tirées de 8 heures à 14 heures et une partie des chrétiens a été séquestrée dans les enceintes de la cathédrale.

Le CREDDHO a ensuite observé, lors des tirs des bombes à gaz lacrymogènes par la police, quelques échanges des projectiles entre les manifestants et les policiers regroupés à l’entrée de la cathédrale, avant de constater quelques dommages notamment quelques égratignures sur les bâtiments de la paroisse, le toit de la résidence du Curé de cette paroisse qui résulteraient des jets des pierres et d’autres trous très spacieux qui renseigneraient sur les effets des éclats d’un cocktail molotov.

Après s’etre rendu sur terrain pour faire le suivi des personnes arretées, l’équipe du CREDDHO a reçu une confirmation corroborée par d’autres témoignages venant des sources sures, sur l’existence d’une dizaine des membres de la Lucha détenus aux cachots de la police d’investigation criminelle et deux membres de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), un parti de l’opposition tandis que d’autres personnes arrêtées seraient déjà relâchées selon les allégations de certains agents de la police.

Le CREDDHO ne digère pas bien l’approche utilisée par le pouvoir public pour ce qui concerne la détention d’une catégorie de manifestants dans les cellules de l’unité de police de police et une autre aux cachots de la police d’investigation criminelle pour des raisons inavouées.

Le CREDDHO condamne les répressions de la police face aux manifestants et les arrestations arbitraires enregistrées en RDC et plus particulièrement en ville de Goma et exige la libération des toutes les personnes arrêtées.

Il demande à la justice Congolaise d’enquêter sur les différentes bavures et de punir leurs auteurs.

Telechargez ici la note d'information en version pdf

 

 

RDC/Nord Kivu : Vers la fin de l'impunité des crimes environnementaux et économiques dans le paysage Virunga

Sous la facilitation du Centre de Recherche sur l'environnement, La Démocratie et les droits de l'homme, CREDDHO en sigle, Les acteurs de la justice (Magistrats civils et militaires, OPJ, IPJ, ...), les acteurs de la société civile, les responsables de l'administration locale et L'ICCN ont échangé du 13 novembre au 14 novembre 2017 sur la lutte contre l'impunité des crimes environnementaux et économiques.

Durant les deux jours de travail au CAP/BENI, les participants ont été succinctement édifiés sur la notion des crimes environnementaux et la législation internationale et nationale les réprimant.

Il s'est avéré que les crimes environnementaux et économiques, au delà du déséquilibre écologique qu'ils causent, sont des causes et conséquences de la majeure partie des conflits armés dans notre province qui le plus souvent visent le contrôle des ressources naturelles.

Des innovations juridiques ont été proposées par les participants en vue de lutter contre les crimes environnementaux dont les conséquences sont dévastatrices et dont les auteurs sont souvent des personnes hautement placées. Il s'agit à titre illustratif de la nécessité de mettre en place des juridictions nationales traitant exclusivement les questions environnementales comme c'est le cas pour le commerce ou de mettre en place une cour internationale environnementale qui devra juger les auteurs des crimes environnementaux qui échappent aux juridictions nationales à cause de leurs influences. 
 

Prenant conscience de l'importance de l'environnement, les participants se sont engagés à poursuivre sans complaisance les auteurs des crimes environnementaux, d'adopter des attitudes et comportements ne compromettant pas la pérennité des ressources naturelles et de sensibiliser les communautés locales sur l'importance de l'environnement.

Ces engagements et d'autres recommandations émises ont été coulés dans une déclaration qui servira désormais d'instrument de plaidoyer pour combattre efficacement contre les crimes environnementaux et économiques. 

L'espoir est donc permis

Consulter la declaration sur le lien suivant

 

 

Restauration des vies brisées à Walikale: Les actions du CREDDHO réhabilitent les survivants des violences basées sur les genres !

Le CREDDHO a effectué une cartographie sociale à Walikale centre, dans le quartier Nyabangi au cours de laquelle 70 cas de SGBV apparentées à l’esclavage moderne ont été documentés dont 30 cas de mariages forcés et précoces, 14 cas de traite de personnes accompagnées de la prostitution forcée et 26 cas de pires formes du travail des enfants.

Signalons que le CREDDHO se preoccupe de la situation des survivants de violence dans differents territoires du Nord Kivu, notamment dans le territoire de Walikale, Rutshuru, Lubero et Beni. Dans ce cadre il accompagne les survivants des differentes violences apparentés à l’esclavage moderne pour que ceux-ci retrouvent leur dignité humaine 

Dans ce cadre, le CREDDHO accompagne les communautés locales et particulièrement celles affectées par differentes violences. Cet accompagnement consiste à reintegrer ces denières sur le plan socioeconomique avec la mise en place d’une mutuelle de Solidarité paysanne pour l’epargne et le Credit, MUSOPEC, qui est donommée USHINDI, un concept en langue Swahili qui signifie victoire.

Pour ce qui est des recents cas de violences repertoriés à travers ses animateurs, notons que six des survivantes ont été orientés par le CREDDHO à la MUSOPEC USHINDI pour qu'ils deposent leurs demandes d’adhèssion pour beneficier des differents avantages offerts par cette mutuelle.

En effet, créée depuis le 03 Avril 2016, la MUSOPEC USHINDI est peçue comme est un espace d’échange et de convivialité, de partage des joies et des peines. Elle est aussi  un espace d’apprentissage de la gestion de l’argent et de l’épargne-crédit. Elle dispose de trois types de caisse dont l’une appelée « caisse verte » servant à recevoir les cotisations des membres, une « caisse bleu » servant à recevoir d’autres contributions venant des bienfaiteurs ou partenaires extérieurs et une troisième caisse rouge qui constitue une enveloppe d’entraide mutuelle entre les membres. Chaque membre qui adhère est censé déposer son capital d’adhésion dans la caisse verte avec un pourcentage proportionnel dans la caisse rouge.

Signalons que pour alimenter sa caisse bleu, cette mutuelle a bénéficié, grace à l’accampagnement du CREDDHO, des financements et aides parmi lesquels ceux provenant de l’organisation Free The Slaves mais egalement d'une somme de 300 dollars venant directement du CREDDHO.

Actuellement la caisse verte comprend un fond environnant 660000francs congolais qui résulte de cotisations de membres et autres transactions avec les membres de la communauté. Cette somme a servi pour le lancement des activités crédit rotatif et l’achat des semences pour entreprendre des activités génératrices de revenu. La MUSOPEC USHINDI a entrepris la culture maraichère des arachides, le maïs, les aubergines, ainsi que les tomates dans le but de vouloir accroitre sa capacité et de fructufier son capital.

A quelques mois du début de cette initiative la moisson est déjà au rendez vous. Déjà ce 02/10/2017, la MUSOPEC USHINDI de Walikale centre a commencé la récolte de ces produits agricoles dont les tomates : 40 KGS, les mais : 70 KGS, les arachides : 120 KGS et les aubergines : 100 KGS.

Dans le but de créer de l’emploi à ses membres après récolte, la MUSOPEC USHINDI a vendu ces produits à ses membres qui, à leur tour, sont allés les revendre dans le marché pour y tirer profit. Après vente, la MUSOPEC estime qu’elle va gagner 150$ qui sont équivalent à 225000 Francs congolais.

La MUSOPEC a octroyé des crédits à quatre de ses membres pour renforcer leurs activités génératrices de revenus mais également à une école de la place. Parmi les membres qui ont bénéficié de crédit figure une mère de 5 enfants dont trois en âge scolaire, celle-ci a initié une activité de petit commerce de la vente des bananes plantains qui l’a permis de subvenir à ses besoins. Selon les témoignages recueillis auprès de ce bénéficiaire, elle aurait déjà remboursé le crédit qu’elle avait contracté auprès de la MUSOPEC avec un intérêt de 10% soit 5000 FC et progresse maintenant dans ses affaires. Deux parmi les bénéficiaires de ces crédits disent avoir réussi à créer des activités génératrices de revenus telles que l’aménagement de l’étang piscicole, l’élevage du porc qui a commencé à partir d’une génitrice femelle et dont les retombées sont déjà palpables.

Grace aux interets de crédits octroyés à ses membres et des aides qu’elle recoit, la MUSOPEC contribue à la relance de la vie économique du milieu et offre une occupation (commerce des produits du champ et crédit rotatif) aux survivantes pour qu’elles payent leurs cotisations avec facilité. Il est aussi important de souligner que les produits du champ ont répondu aux besoins socioéconomiques d’autres membres de la communauté dont les enseignants.

 Mentionnons que cette dynamique va contribuer à l’amélioration des conditions socioéconomiques des ménages et restaurer les victimes de SGBV apparentées à l'esclavage moderne au sein des differentes communutés.

D'autres images illustratives ici...

 

Les éléments des FARDC sensibilisés par le CREDDHO sur la loi portant criminalisation de la torture

Depuis vendredi 13 Octobre 2017, à Goma Chef lieu de la Province du Nord Kivu, le Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme, CREDDHO en sigle, en collaboration avec l'organisation AFEPROM (Actions féminines pour la promotion des familles des militaires) sensibilisent les éléments des Forces Armés de la République Démocratique du Congo, FARDC, sur la loi N°11/010 du 13 juillet 2011 portant criminalisation de la torture.

 Ces sensibilisations visent à amener les éléments de l’armée loyaliste à abandonner des pratiques ayant traits à la torture et d’adopter un comportement légaliste dans leurs pratiques professionnelles. Celles-ci ont touché, jusu'au 03 Mars 2017, plus de trois cents éléments des différentes unités et ont eu pour cible les éléments FARDC de la section logistique, les militaires œuvrant à l'auditorat, ceux du Régiment-Génie et Travaux-Est, le 31ième régiment, l’unité de l’Hôpital militaire ainsi que ceux de l’administration de la 34ième région militaire. Signalons que cette vulgarisation se fait en concert avec le service d'Éducation civique, sociale et patriotique des FARDC.

 Signalons que cette nième phase d’activités de sensibilisation contre la torture rentre dans le cadre des activités de routine effectuées par le CREDDHO depuis plusieurs années et la phase actuelle fait suite à un constat amer fait par les organisations CREDDHO, AFEPROM et SECAS selon lequel, certains éléments des forces armées se serviraient encore de la torture comme moyen de sanction pour corriger des personnes coupables, mais également pour obtenir des aveux et administrer certaines preuves dans le cadre de recherches des infractions.

Au cours des différentes séances, les orateurs ont martelé sur l’aspect de sanction en montrant aux éléments sensibilisés les risques et sanctions qu’ils courent au cas où ils se rendraient coupables de la torture tel que prévu par la législation congolaise qui fixe la peine de 5, 10 à 20 ans de prison, voire la peine en perpétuité selon que l’acte de torture posée tendraient à la mort. Cfr Art 48 Ter de la même loi.

 Indiquons que la première séance s’est ouverte devant une trentaine d’éléments, avec le mot d’ouverture lancé par le Colonel MANGE Théophile KIRASI, Directeur de la 34eme Garnison du Service d’éducation civique, patriotique et Actions sociales, SECAS qui a, de prime abords, rappelé aux militaires leurs rôles avant de procéder par une observation participative des images illustrant différentes formes de torture.

La torture morale (Psychologique), une réalité au sein des Forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, cela sous toutes ses formes.

Au cours des différentes sensibilisations, après une brève explication et historique sur la dite loi en étude, il était question que les militaires bénéficiaires de cette séance s’expriment au sujet de la loi en cours de vulgarisation.

 Ces militaires parmi lesquels des officiers, sous-officiers et autres catégories ont, au cours de l’ activité tenue le mardi 17 Octobre 2017 devant une centaine d’éléments du Régiment-Génie, Travaux-Est au Camps Katindo en ville de Goma, demandé le respect strict de la loi en vulgarisation afin que la RDC soit réellement appelée un État de Droit.

Ces militaires ont epeinglé certains traitements qu'ils subissent et qu'ils ont assimilés à tort ou à raison à des actes de torture. Il s'agit à titre illustratif de cas de leur non-assistance lorsqu’ils sont en situation d'impossibilité de porter assistance  à leurs familles respectives, le salaire insuffisant et parfois l’on y accède pas faute de longues procédures, les cas des militaires non payés, des sanctions injustes occasionnant des fouets et autres traitements inhumains sous les ordres illégaux de leurs superieurs hierarchiques, absence de rations (nourriture) dans les Dépôts de militaires depuis Juillet 2017, les arrestations arbitraires, Pas de soins de santé appropriés pourtant au service du drapeau et autres maux qu’on a du mal à épingler au sein des FARDC qui témoignent clairement que la torture est loin d’être abolie dans l’ordre militaire.

Il a été également constaté qu’aussi longtemps que ceux qui sont sensés mettre en application cette loi semblent être auteurs ou co-auteurs de la violation de la loi portant criminalisation de la torture en RD. Congo la loi souffrirait continuellement d’application.

Ces militaires ont été aussi curieux de savoir le niveau de l’implication des défenseurs des Droits humains qui plaident plus en faveur des délinquants dont KULUNA, MAIBOBO (dit dans le jargon facile : enfants en situation de rupture familiale) et autres catégories quand bien même ils commettent les genres de dérapages à l’encontre de l’esprit de la loi sur la torture ; tuent, volent et extorquent les biens de la population. Les réponses apportées par les orateurs du jour en cette préoccupation ont suscité une soif de militaires qui ont, à la suite, insinué leur besoin de comprendre de manière plus large les notions sur les Droits de l’Homme.

Mentionnons l’apport du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de justice, RRSSJ qui s’est appesanti sur les questions de Statut de militaire qui, jusque-là souffre de mesures d’application ainsi que l’absence de la loi de programmation qui traine encore à la table du Parlement Congolais.

Le CREDDHO  avec ses partenaires d’action, ont trouvé ici la nécessité d’un plaidoyer qui doit être mené auprès des responsables hiérarchiques de l’armée afin que les militaires victimes des abus soient remis dans leurs droits. Pour ces organisations, il est indispensable d’organiser un atelier de formation en faveur de ces Officiers supérieurs qui intiment des ordres illégaux, encourageant cette pratique illicite de la torture dans toutes ses formes au sein des rangs de militaires. Ces organisations ont identifié un certain nombre des recommandations qui doivent être adressées aux différentes autorités étatiques, militaires et civiles pour que cesse cette pratique de torture en faveur d’une justice recommandée.

Le CREDDHO a été touché par l’attitude positive de certains responsables militaires présents à ces activités qui ont exprimé leur intention de dénouer avec ces pratiques malsaines tout en souhaitant un rapprochement entre eux et les organisations de la Société civile.

 Il sied de noter que ces séances de sensibilisation vont continuer et s’étendront sur un grand nombre d’unités des FARDC se trouvant au Nord-Kivu, notamment ceux d’autres villes et territoires et croyons que la suite d’activités nous dira mieux.

 

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